À l’Université de Kolwezi, la réalité a brutalement rattrapé les discours ce jeudi 7 mai. Une simple pluie a suffi pour transformer les auditoires de la Faculté de Droit en mares d’eau, exposant au grand jour l’état de délabrement avancé des infrastructures universitaires.
Toitures percées, salles inondées, cours suspendus : voilà le quotidien imposé aux étudiants. Une situation indigne d’un établissement d’enseignement supérieur, et qui pose une question dérangeante : où passent réellement les priorités ?
Le contraste est saisissant à Kolwezi, chef-lieu d’une province présentée comme vitrine du développement. Ces derniers mois, les inaugurations d’infrastructures se sont multipliées, sous les projecteurs et les discours triomphants. Mais derrière cette façade, certaines réalités fondamentales, comme l’état des universités, semblent abandonnées.
Faut-il couper des rubans ou réparer des toitures ? Construire de nouvelles images ou consolider l’existant ?
Ce qui s’est passé à l’UNIKOL n’est pas un simple incident. C’est le symptôme d’un mal plus profond : celui d’un développement qui privilégie parfois l’apparence au détriment de l’essentiel.
Et pendant que les officiels célèbrent, les étudiants, eux, continuent d’apprendre… les pieds dans l’eau.
Rédaction
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