Un communiqué de forces armées congolaises fait état de nouveaux raids aériens des forces rwandaises de défense et leurs auxiliaires de l'AFC/M23 sur les positions loyalistes à Kalingi et Mikenge dans les hauts plateaux de Fizi, dans le Sud-Kivu. Ces attaques auraient entraîné plusieurs victimes civiles.
Dès le début de la journée de ces mercredi 20 mai 2026, des drones ont survolé la zone en menant une série de frappes dans ces localités.
Le communiqué des Forces armées de la RDC indique qu’un hôpital général de référence a été endommagé, ciblé «délibérément» par une de ces attaques, tuant quelques soignants.
Il convient de rappeler que les établissements de santé bénéficient d’une protection spéciale en droit international humanitaire.
«Cet acte est incompatible avec les obligations du droit de la guerre», a lancé un commentateur.
Les autorités militaires rapportent des assauts répétés dans la région attribués aux insurgés et l’ouverture concomitante de plusieurs fronts meurtriers. Elles imputent à la coalition AFC/ M23 et à Paul Kagame la responsabilité d’avoir enfreint les clauses du cessez‑le‑feu.
«Tout en respectant les engagements souscrits dans le cadre des accords de Washington et du processus de paix de Doha, les forces armées de la République démocratique du Congo prennent à témoins les médiateurs et autres partenaires impliqués dans le processus de paix sur cette énième attaque barbare de la part du Rwanda et ses supplétifs», a indiqué le lieutenant-colonel Mongba Hazukay Mak, porte‑parole par intérim des FARDC.
L’Etat-major général de l'armée loyaliste annonce sa détermination à réagir à toute provocation, affirmant que sa capacité defensive demeure intacte et pleinement opérationnelle pour préserver la souveraineté territoriale et la sécurité des civils.
Ildephonse WILONDJA
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