À Kinshasa, le débat autour de la proposition de loi sur l’organisation du référendum continue de diviser la classe politique. Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a réagi au boycott annoncé par le groupe parlementaire Ensemble pour la République.
Minimisant la portée de cette décision, il a affirmé que les travaux parlementaires se poursuivront normalement, malgré l’absence d’une partie de l’opposition.
«Le peuple doit s’exprimer»
Face à la presse, Aimé Boji a tenu un discours ferme : « Si l’opposition ne veut pas que le peuple s’exprime, elle est libre de sortir de la plénière », a-t-il déclaré.
Pour le président de la chambre basse, l’examen de ce texte relève d’un processus démocratique légitime visant à donner la parole au peuple sur des questions majeures.
Un bras de fer politique assumé
Cette sortie intervient après la décision des députés d’Ensemble de suspendre leur participation aux débats, dénonçant une initiative qu’ils jugent contraire à la Constitution.
Le fossé se creuse ainsi davantage entre majorité et opposition, dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions autour des réformes institutionnelles en République démocratique du Congo.
Des travaux qui se poursuivent
Malgré ces divergences, la majorité parlementaire semble déterminée à faire avancer le processus législatif. L’examen de la proposition de loi sur le référendum devrait donc se poursuivre dans les prochains jours à l’Assemblée nationale.
Reste à savoir si ce boycott aura un impact réel sur l’issue des débats ou s’il s’inscrira comme un épisode supplémentaire dans le bras de fer politique en cours.
Karaj-a-Ntang
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