La Zone Économique Spéciale de Maluku s’impose progressivement comme l’un des piliers de la stratégie industrielle de la République démocratique du Congo. Située à Kinshasa, cette plateforme industrielle entre désormais dans sa phase concrète, avec plusieurs unités de production déjà opérationnelles.
Céramique, boissons, produits pharmaceutiques, agroalimentaire, transformation du bois ou encore fabrication d’emballages : la ZES commence à diversifier le tissu industriel national. Une dynamique appelée à s’intensifier avec l’arrivée annoncée de projets technologiques ambitieux.
Parmi eux, le projet OKAPI, qui vise la production locale d’appareils électroniques, téléphones, tablettes et ordinateurs, ouvre la voie à une montée en gamme industrielle. À terme, des ambitions d’assemblage automobile sont également évoquées.
Au-delà des annonces, Maluku incarne une inflexion stratégique : celle du passage d’une économie largement dépendante des importations à une logique de transformation locale. Un virage crucial pour la création d’emplois, la réduction du déficit commercial et le renforcement de la souveraineté économique.
Reste désormais un défi majeur : assurer la durabilité de cette dynamique à travers un environnement des affaires stable, des infrastructures fiables et une gouvernance efficace.
Une chose est sûre, à Maluku, l’industrialisation congolaise n’est plus une promesse; elle entre dans le réel.
Fatshi BWANGA
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