La ville de Lubumbashi, vitrine économique du , est aujourd’hui confrontée à une réalité préoccupante : la présence grandissante des enfants de la rue, communément appelés “shegués”, en plein cœur du centre-ville.
Au niveau stratégique de la bifurcation située près du robot de signalisation à la Poste, ces enfants occupent désormais l’espace jour et nuit, dans une indifférence apparente des autorités provinciales et urbaines. Cette situation, devenue quasi permanente, interpelle sur la capacité des pouvoirs publics à assurer l’ordre, la sécurité et l’image de la ville.
Au-delà de la question sociale que représente le phénomène des enfants de la rue, c’est aussi la réputation de Lubumbashi qui est en jeu. Ville d’affaires et destination de plus en plus fréquentée par des visiteurs nationaux et étrangers, elle se doit de refléter un minimum d’organisation, de propreté et de sécurité. Or, la présence visible et non encadrée de ces jeunes en situation de précarité au centre-ville renvoie une image préoccupante aux touristes et investisseurs.
Cependant, la réponse ne saurait être uniquement répressive. Elle doit s’inscrire dans une approche globale intégrant la prise en charge sociale, l’encadrement, la réinsertion et la protection de ces enfants vulnérables. Leur situation interpelle autant la responsabilité de l’État que celle de la société dans son ensemble.
Face à cette réalité, de nombreuses voix s’élèvent pour appeler les autorités de à prendre des mesures concrètes et durables. Il ne s’agit pas simplement de “dégager” ces enfants du centre-ville, mais bien de proposer des solutions humaines et structurées, capables de concilier ordre public et dignité humaine.
L’urgence est donc double : restaurer l’image et la fonctionnalité du centre urbain, tout en apportant une réponse sociale forte à un phénomène qui ne cesse de croître.
Lubumbashi mérite mieux. Et cela passe par une action responsable, coordonnée et immédiate des autorités compétentes.
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