RDC | C64 : après l’échec cuisant du 3 juin, la coalition programme ses propres obsèques politiques

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L’échec a été total. Le 3 juin 2026 à Kinshasa, l’appel à une journée « ville morte » lancé par la coalition C64 s’est soldé par une indifférence quasi générale de la population. Loin de paralyser la capitale, cette mobilisation annoncée comme décisive a plutôt exposé les limites d’une opposition en perte de vitesse, signant symboliquement l’acte de décès politique de cette plateforme.

Comme si ce revers ne suffisait pas, la C64 tente un retour médiatique en annonçant une plainte contre le Président de la République. Une initiative qui soulève de nombreuses interrogations, tant sur sa pertinence que sur sa cohérence politique.

En effet, plusieurs voix s’étonnent de voir cette coalition s’attaquer aujourd’hui à un pouvoir issu des urnes, alors qu’elle est restée silencieuse face à d’autres acteurs accusés par certains d’ambitions politiques violentes et déstabilisatrices. Ce contraste alimente le procès en incohérence qui colle désormais à l’image de la C64.

Dans ce contexte, les appels à la mobilisation lancés par ses leaders pour les 9 et 12 juin apparaissent davantage comme une fuite en avant que comme une stratégie politique structurée. Pour de nombreux observateurs, ces dates pourraient marquer non pas un rebond, mais bien les obsèques politiques d’une coalition fragilisée, en panne d’idées et minée par un manque de cohésion interne.

Au-delà des postures, le reproche principal reste le même : l’absence de propositions concrètes. Alors que les préoccupations majeures des Congolais demeurent la sécurité, l’emploi, le pouvoir d’achat et les infrastructures, la C64 semble concentrer l’essentiel de son discours sur le départ du chef de l’État, sans offrir d’alternative claire et crédible.

À mesure que ses initiatives peinent à mobiliser, la coalition donne l’impression de s’enfermer dans une logique de contestation permanente, au risque de devenir progressivement marginale sur l’échiquier politique national.

Si aucune réorientation stratégique n’intervient, les échéances annoncées pourraient bien confirmer une tendance déjà visible : celle d’une plateforme politique en perte d’influence, condamnée à devenir l’ombre d’elle-même.

Rédaction 

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