Le ton est monté d’un cran sur la scène politique congolaise. Dans une sortie médiatique aussi directe que provocatrice, Francis Kalombo s’est attaqué frontalement aux leaders de l’opposition, remettant en cause leur poids réel face à la machine politique de l’UDPS et à l’autorité du président Félix Tshisekedi.
Sans détour, il affirme que l’opposition congolaise surestime largement sa capacité de mobilisation. Selon lui, aucune formation politique en République démocratique du Congo ne peut rivaliser avec la base populaire de l’UDPS.
« Que les opposants subalternes le sachent : dans ce pays, aucun parti ne peut faire la masse de l’UDPS », martèle-t-il.
S’appuyant sur son expérience passée, Francis Kalombo évoque notamment les tentatives de coalition avec Ensemble pour la République de Moïse Katumbi et la plateforme Lamuka. Des alliances qui, selon lui, n’ont pas résisté à la démonstration de force du parti présidentiel.
« Nous avons essayé avec Ensemble et Lamuka. Mais le jour où l’UDPS s’est levée, nous avons été réduits en poussière », reconnaît-il.
L’ancien allié de l’opposition rappelle également les prédictions erronées faites à l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir, notamment celles annonçant une chute rapide de son régime.
« Certains disaient qu’il ne ferait même pas six mois. Mais la manière dont il a renversé en une seule journée une majorité construite pendant 18 ans nous a laissés sans voix », souligne-t-il.
Dans un registre encore plus incisif, Francis Kalombo compare les figures de l’opposition à des «souris» face à un «chat», en référence à la puissance politique du chef de l’État.
«Les grimaces des opposants ressemblent à celles des souris devant des chats», lance-t-il, avant de citer nommément plusieurs leaders politiques qu’il considère affaiblis et dépassés par la dynamique actuelle du pouvoir.
Pour lui, renverser Félix Tshisekedi ne relève pas d’un simple jeu politique.
«Renverser un titan comme Tshisekedi, ce n’est pas manger du pain. Sa politique est d’une autre dimension. Pendant que les opposants dorment, lui agit», insiste-t-il.
Enfin, Francis Kalombo projette déjà l’avenir politique du pays, balayant toute hypothèse d’alternance à court terme.
«2028 ? Il n’y a rien. Nous allons encore dormir et nous réveiller avec Tshisekedi toujours à sa place», affirme-t-il avec assurance.
Dans un contexte régional marqué par les tensions avec le Rwanda, il estime que le maintien de Félix Tshisekedi à la tête du pays constitue un enjeu stratégique majeur.
«Tant que Paul Kagame est président du Rwanda, notre souhait est de voir Tshisekedi diriger la RDC. Il est le seul qui fait peur aux envahisseurs», conclut-il.
Cette sortie, à la fois polémique et assumée, risque de raviver les tensions entre majorité et opposition, à l’approche des prochaines échéances politiques.
Fatshi Bwanga
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