Moïse Katumbi Chapwe s’agite politiquement sans réellement défendre le peuple en utilisant les mêmes méthodes : agitation politique, discours alarmistes et appels à la confrontation.
Une fois de plus, Moïse Katumbi Chapwe a appelé les Congolais à paralyser le pays en ce 03 juin, sous couvert de défendre les intérêts du peuple.
Pourtant, de nombreuses interrogations subsistent. Où était cette même énergie lorsque des populations de Rutshuru, Masisi, Beni ou encore Bunagana faisaient face à des violences, des massacres et des déplacements massifs ?
Certains critiques accusent également l’opposant de rester silencieux face aux actions du M23 et aux tensions persistantes impliquant le Rwanda de Paul Kagame, tout en adoptant une posture de confrontation vis-à-vis des institutions congolaises.
Une contradiction supplémentaire interpelle l’opinion : alors qu’il appelle à une journée « ville morte », Moïse Katumbi autorise au même moment la tenue de matchs de football impliquant ses propres clubs, le TP Mazembe et le CS Don Bosco, dans son stade de Kamalondo. Une situation que certains perçoivent comme un double discours entre appel à la paralysie du pays et maintien d’activités sportives pour son intérêt personnel.
Après plus de deux décennies de présence sur la scène politique, ses détracteurs estiment que son bilan reste contesté, notamment sur le plan social et infrastructurel, y compris durant son passage à la tête de l’ex-province du Katanga.
Dans ce contexte, les appels à la mobilisation et les prises de position actuelles apparaissent, pour certains observateurs, davantage comme une stratégie politique que comme un véritable engagement en faveur des populations.
Face aux défis sécuritaires et économiques majeurs auxquels la République démocratique du Congo est confrontée, la priorité devrait être la stabilité, la cohésion nationale et le développement, plutôt que des initiatives susceptibles d’accentuer les tensions.
Le peuple congolais, de plus en plus attentif, semble aujourd’hui juger les acteurs politiques à l’aune de leurs actions concrètes et de leur capacité à répondre aux véritables préoccupations du pays.
Rédaction
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