Alors que la polémique enfle autour des récents propos du Chef de l'État Félix Tshisekedi, une voix majeure du monde juridique et chrétien vient proposer une toute autre grille de lecture. Pour le Bâtonnier Maurice Kanyama Mudishi, Président du Conseil International des Chrétiens Avocats (CICA), il ne s'agit pas d'une insulte gratuite, mais d'une métaphore spirituelle directement inspirée des Saintes Écritures.
Une référence directe à l'Évangile de Matthieu
Pour désamorcer les tensions et dépasser le premier degré de la formulation qui choque les états-majors politiques, le Bâtonnier Maurice Kanyama Mudishi choisit de replacer le curseur sur le terrain de la sémantique biblique. Selon lui, le sens profond du mot « chien » utilisé par le Président de la République trouve son illustration parfaite dans l’Évangile selon Matthieu, au chapitre 15, verset 26 :
« ...il n'est pas bon de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens... »
Dans ce contexte scripturaire, rappelle le juriste et leader chrétien, le terme n'est pas une injure visant à détruire la dignité d'une personne, mais une parabole sur la gestion des priorités, des droits légitimes et de l'ordre des choses établi par la justice.
Au-delà de l'injure : Une question de droits et de priorités
À travers ce parallèle, le Président du CICA invite les Congolais à une analyse plus haute et moins passionnée de l'actualité. Dans le langage biblique, le « pain » représente les richesses, la sécurité, l'héritage ou les privilèges réservés aux « enfants » de la maison (le peuple, les ayants droit légitimes).
Dès lors, l'expression évoquée par le Magistrat suprême prend le sens d'un rappel à l'ordre : on ne peut céder ou brader les droits et les ressources de la nation à ceux qui se placent en dehors des intérêts de la patrie ou qui agissent contre la maison.
Un appel au calme dans l'opinion
Par cette mise au point théologique et intellectuelle, le Bâtonnier Kanyama Mudishi tente d'élever le niveau du débat public, souvent pollué par les interprétations littérales et politiciennes.
En démontrant que cette terminologie possède une racine spirituelle liée à la protection du patrimoine des "enfants", il offre une porte de sortie honorable à la crise de communication qui divise la capitale, rappelant que la sagesse africaine et chrétienne sait lire les paraboles là où d'autres ne voient que des offenses.
Rédaction
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