Le débat politique congolais semble se répéter, avec les mêmes acteurs et des arguments similaires, mais sur des sujets différents. Aujourd’hui, la question du changement de la Constitution ravive des lignes de fracture déjà observées par le passé.
Des critiques déjà entendues
Hier, des figures de l’opposition comme Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund dénonçaient avec virulence les déplacements internationaux du président TSHISEKEDI.
Ces voyages étaient qualifiés de « tourisme » ou de « gaspillage », avec pour objectif, selon leurs partisans, d’alerter l’opinion publique. Pour leurs détracteurs, il s’agissait surtout d’une stratégie de discrédit.
Une relecture à la lumière des résultats
Avec le recul, certains observateurs estiment que ces déplacements ont contribué à repositionner la RDC sur la scène internationale, après une longue période marquée par un relatif effacement diplomatique sous l’ère de Kabila.
La question de l’insécurité à l’Est, notamment les tensions avec le , a été portée dans plusieurs instances internationales, suscitant un regain d’attention des partenaires étrangers.
Des personnalités comme ont salué ce retour progressif de la RDC dans les discussions internationales.
Constitution : un nouveau terrain de confrontation
Aujourd’hui, le débat s’est déplacé vers la Constitution. Et, pour certains analystes, les mêmes logiques semblent à l’œuvre : alerter, mobiliser, voire inquiéter l’opinion avant même que le débat de fond ne soit pleinement engagé.
Les partisans d’une révision constitutionnelle dénoncent ce qu’ils considèrent comme une tentative d’influencer l’opinion publique par anticipation, tandis que leurs opposants invoquent la nécessité de préserver les équilibres institutionnels.
Un message politique fort
Dans ce contexte, un message revient avec insistance : « TOZA BA ZOBA TE » (« Nous ne sommes pas naïfs »). Un slogan qui traduit une volonté d’affirmer la maturité politique du peuple congolais.
Pour ses promoteurs, les citoyens doivent pouvoir analyser les enjeux par eux-mêmes, sans être enfermés dans des logiques de peur ou de manipulation.
Le véritable enjeu : un débat libre et éclairé
Au-delà des oppositions politiques, une réalité s’impose : la question constitutionnelle mérite un débat sérieux, transparent et inclusif.
Le peuple congolais, en tant que détenteur de la souveraineté, reste le seul habilité à trancher, dans le respect des règles démocratiques.
Dans un contexte aussi sensible, le défi n’est pas seulement de convaincre, mais de garantir un débat libre, équilibré et fondé sur des faits.
Fatshi BWANGA
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