C’est un pavé dans la mare qui vient bousculer l'échiquier politique et sécuritaire de la République Démocratique du Congo. Derrière les slogans vertueux et les appels au salut national, la réalité s'avère bien plus sombre. Le dernier rapport du Groupe d’experts des Nations Unies vient de mettre en lumière les connexions souterraines d'une plateforme qui avance masquée : « Sauvons la RDC ». Loin d’être un mouvement citoyen ou un élan de libération, cette structure est désormais formellement identifiée comme la vitrine politique d’une rébellion sanglante.
L’imposture dévoilée : «Sauvons la RDC» ou le M23 bis
Les conclusions des experts de l'ONU sont sans appel. L’appel au «soulèvement populaire» lancé par cette plateforme ne relève pas de la contestation démocratique, mais poursuit des objectifs en parfaite corrélation avec l'agenda de l'AFC/M23.
Selon le rapport de l’ONU, cette mise en scène poursuit un but précis :
• Blanchir l'agresseur : Présenter la guerre de l'Est comme un conflit purement inter-congolais.
• Occulter la vérité : Dissimuler le rôle axial et omniprésent du Rwanda dans la déstabilisation de la région.
• Le retour des figures clés : Le document souligne notamment l’implication croissante de Moïse Nyarugabo au sein de cette structure.
En clair, changer de nom ne change pas la réalité. Derrière le slogan «Sauvons la RDC», c’est le même projet de prédation et de déstabilisation visant à piller les ressources du pays qui réapparaît.
Chassez le naturel, Kabila revient au galop !
Le rapport des Nations Unies va encore plus loin en documentant les mouvements de l'ancien président Joseph Kabila. Des visites répétées dans les zones sous contrôle rebelle ainsi que des réunions stratégiques avec les principaux responsables de la rébellion, dont Corneille Nangaa, sont explicitement pointées du doigt.
La stratégie semble limpide : rééditer la recette de 1997. Mais l'histoire ne se répète pas si facilement.
Si en 1997, le peuple congolais a cru aux promesses des prétendus libérateurs de l'AFDL avant d'accepter, après l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, une transition dynastique sans trop sourciller, l'époque de la naïveté est définitivement révolue.
Les Congolais exigent la vérité sur leur histoire
Avec les révélations actuelles et les archives qui parlent, une prise de conscience globale s'opère. Les questions qui fâchent émergent enfin : si tant de décisions majeures de cette époque étaient dictées depuis Kigali, qui a réellement décidé que le Zaïre redeviendrait la République Démocratique du Congo ? S'agissait-il d'un choix souverain ou de ficelles tirées depuis l'étranger ?
Le peuple congolais refuse désormais d'être le spectateur passif de son propre destin. Les slogans creux ne suffisent plus ; l'heure est aux preuves et à la vérité historique. Le rapport de l'ONU sonne le glas des manipulations : le Congo appartient aux Congolais, et plus jamais personne ne décidera à leur place.
Rédaction
%20(1)%20(2).png)