La ferveur patriotique est-elle devenue un crime de sang dans l'Est de la République Démocratique du Congo ? C'est la terrible question qui secoue l'opinion publique après les événements tragiques survenus à Goma. Alors que la nation entière vibrait au rythme des performances de son équipe nationale, la liesse populaire s'est transformée en bain de sang sous la coupe de la rébellion AFC/M23.
Une répression sanglante au nom de la fierté nationale
Sous le prétexte fallacieux de «raisons sanitaires», la rébellion de l’AFC/M23 avait formellement interdit aux Congolais gomatraciens de se rassembler pour soutenir leur équipe nationale. Une interdiction qui faisait suite aux célébrations de la qualification de la RDC face à l'Ouzbékistan, durant lesquelles des chants à l'honneur du pays et du Président Félix Tshisekedi avaient retenti.
En bravant la peur pour célébrer les Léopards après le match contre l'Angleterre, la jeunesse de Goma a payé le prix fort :
• Plus de 10 jeunes Congolais lâchement exécutés par les forces rwandaises et l'AFC/M23.
• Au moins 100 autres arrêtés arbitrairement et soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants.
Le gouvernement congolais, par l’entremise du Ministère des Droits Humains (comme le documente le communiqué officiel de l'image.png), a fermement condamné ces violations massives. Kinshasa exige la libération immédiate et sans condition de tous les détenus, rappelant que s'en prendre à des civils pour leur fierté nationale est une atteinte intolérable aux libertés fondamentales.
Où sont la CENCO et la C-64 ?
L'indignation à géométrie variable
Face à cette horreur, une question brûlante s'impose : où sont passés les donneurs de leçons habituels ?
Pourquoi ce silence de plomb de la part de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et de la synergie C-64, qui se réclament pourtant les gardiennes des droits du peuple congolais ? Pourquoi aucune déclaration majeure n'a été faite alors que les victimes sont des Congolais vivant dans une zone étouffée par le M23 ?
Les droits fondamentaux ne doivent pas être défendus à géométrie variable, selon les circonstances ou les agendas politiques.
Lorsqu’un peuple ne peut plus brandir son drapeau ni célébrer son équipe nationale sans craindre la mort ou la torture, c’est l’État de droit et la dignité humaine tout entière qui sont mis à l’épreuve. Le mutisme de ces structures face à la barbarie du M23 jette un voile de suspicion sur la sincérité de leur engagement envers la population.
Un appel à la résilience collective
Pendant que certains acteurs politiques et religieux se murent dans le silence, le Ministère des Droits Humains exhorte les populations des territoires sous occupation au courage, à la résilience et au patriotisme. La mémoire de ces jeunes martyrs de Goma, tués pour avoir simplement aimé leur pays, rappelle que la défense de la patrie ne doit souffrir d'aucune ambiguïté ni d'aucune distraction politicienne.
Rédaction
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