Les personnes arrêtées à Kalemie, lundi 13 juillet, soupçonnées de désertion militaire ou d’appartenance à un réseau de banditisme urbain resteront en détention provisoire en attendant leur passage devant la justice.
Lundi dans la première partie de la journée, un climat de peur gagnait les rues de Kalemie. Les forces de sécurité étaient déployées dans tous les secteurs. La ville était sur le qui-vive, tandis que les habitants se dispersaient à la vue des unités lancées à la poursuite des déserteurs et des bandits urbains. L’opération avait également pour objectif de rechercher et d’intercepter des éléments rebelles qui se seraient infiltrés à Kalemie et aux alentours.
Les soldats Forces armées de la RDC ont procédé à un ratissage jusqu’à la frontière entre le Tanganyika et le Sud-Kivu, en progressant le long des axes Kalemie–Bendera et Kalemie–Lubumbashi.
La confusion et l'urgence étaient sans appel. Les riverains n'ont pas manqué de réagir, chacun avançant son propre commentaire.
Pour certains, des rebelles liés à la coalition de l'AFC/M23 auraient franchi les murs et attaquent la cité, tandis que d'autres affirmaient que l'armée procéderait à des enrôlements massifs forcés de jeunes pour renforcer les unités au front. Le pic de panique a duré seulement quelques minutes avant de s’estomper.
Les FARDC ont par ailleurs expliqué, via une publication, qu'il ne s'agissait que d'une opération de sécurisation de routine et ont demandé à la population de rester sereine.
«Nous recommandons à toute personne de Kalemie centre et de périphéries de dénoncer toute personne inconnue», a déclaré le commandant du QG avancé et commandant des opérations, cité par le sergent Aristote Tshitamba, communicateur de de l’armée à Kalemie.
Malgré des rumeurs alarmantes, le chef-lieu de la province du Tanganyika demeure calme et les forces régulières ont le contrôle de la situation, permettant la poursuite des activités habituelles.
Ildephonse WILONDJA
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