La scène politique congolaise vient de franchir un nouveau palier d’indignation. Lors d’une récente sortie médiatique, Jean-Marc Kabund, s'exprimant au nom de la coalition d'opposition C64 (qui réunit également Fayulu, Sesanga et Matata), a exigé l'arrêt immédiat des poursuites judiciaires contre les acteurs politiques, visant nommément l'ancien président Joseph Kabila. Une condition préalable, selon lui, à la tenue d'un dialogue inclusif, allant jusqu'à réclamer la démission du président Félix Tshisekedi et la mise en place d'une transition dirigée par la CENCO.
Pour une grande partie de la population, la coupe est pleine. La réponse du souverain primaire ne s'est pas fait attendre : c'est un NON catégorique aux arrangements politiques sur le dos des victimes.
L'ombre de l'AFC/M23 et le mépris de la souffrance à l'Est
Cette prise de position de la coalition C64 et de ses acolytes est perçue par l'opinion publique comme un alignement de fait sur les intérêts des ennemis de la République. En fermant les yeux sur les rapports accablants de l'ONU et en ignorant le calvaire quotidien des populations de l'Est — torturées, chassées de leurs terres et massacrées par les rebelles de l'AFC/M23 —, ces leaders politiques semblent vouloir offrir une prime à l'impunité.
Le voyage de la C64 et de la CENCO à Bujumbura, à l'invitation du président burundais Évariste Ndayishimiye, a achevé de cristalliser la colère. Aucun d'entre eux n'a pris la peine de visiter les camps de réfugiés congolais qui y survivent. Comment dès lors prétendre se soucier du peuple ?
Justice ou Référendum : Le sursaut patriotique
Le calcul politique de l'opposition pourrait bien produire l'effet inverse de celui escompté. En voulant sanctuariser ceux qui sont soupçonnés de connivence avec les bourreaux de l'Est, la C64 pousse le peuple vers un choix radical.
« Soki ekomi boye, toko voter Oui nanko ! » (Si c'est ainsi, nous voterons Oui sans hésiter !)
Le message de la rue est limpide : s'il faut changer de Constitution pour mettre fin à l'impunité, traquer les traîtres et bâtir un État fort capable de sécuriser le territoire, le peuple congolais n'hésitera pas. S'il faut choisir entre le statu quo d'une Constitution de 2006 protectrice des intérêts politiciens et un avenir de justice, le choix du référendum s'imposera de lui-même.
Le peuple dit non aux dialogues de partage de pouvoir, et se tient prêt à dire OUI au changement.
Rédaction
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