Droit d'asile contre Droit commun : La mise au point sans équivoque de l'OFPRA sur le cas de Jael Lubaki

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Les lignes jaunes ont été franchies, et l'étau se resserre. Face à la recrudescence des dérapages sur les réseaux sociaux, un principe fondamental vient d'être rappelé avec force : les injures publiques et la diffamation relèvent strictement du droit commun et en aucun cas du droit d'asile.

​Une clarification majeure qui intervient dans un climat sous haute tension, marqué par une accélération des enquêtes policières en France, exigée par l'Ambassade de la République Française à Kinshasa, soucieuse d'éviter tout débordement ou acte de violence de manifestants en colère.

​Au cœur de cette tourmente, la situation de la TikTokeuse congolaise Jael Lubaki, sous le coup d'une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTRF) et en situation de séjour illégal, est décortiquée par les autorités compétentes.

​Un séjour débuté sous le signe du tourisme et du parrainage artistique

​L'historique du séjour de Madame Jael Lubaki en France balaye d'emblée toute velléité de statut de persécutée politique.

  • Entrée légale par le tourisme : L'intéressée a pénétré sur le territoire français munie d'un visa de tourisme.
  • Un parrainage de renom : Ce sésame avait été sollicité et parrainé par la star de la musique congolaise Fally Ipupa, dans le cadre de ses productions scéniques.
  • Un opportunisme manifeste : Basculer immédiatement d'un visa touristique à une demande d'asile motivée par des bad buzz créés de toutes pièces sur les réseaux sociaux est lourdement sanctionné par l'administration française, qui y voit une instrumentalisation flagrante des dispositifs de protection.

​L'OFPRA inflexible : Insultes virtuelles versus persécutions réelles

​Saisie du dossier, l'Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides (OFPRA) rappelle les critères stricts régis par la Convention de Genève de 1951. Pour prétendre à l'asile en France, des craintes avérées de persécutions graves et personnelles doivent impérativement être démontrées.

​Des invectives lancées derrière un écran contre des Personnes Politiquement Exposées (PPE) de la République Démocratique du Congo ne sauraient constituer un engagement politique légitime ni un danger systémique. L'OFPRA et la CNDA (Cour Nationale du Droit d'Asile) s'appuient sur des critères d'évaluation précis :

  • L'absence de menace vitale : La demandelière est incapable de prouver qu'une répression étatique disproportionnée et ciblée la menace directement en cas de retour au pays.
  • La réalité de la justice congolaise : La jurisprudence de la RDC démontre que les délits de presse ou de diffamation (à l'instar de condamnations passées visant des personnalités comme le journaliste Mike Mukebayi Mboso) mènent à des procédures pénales encadrées suivies d'une libération une fois la peine purgée, et non à une mise en danger de mort.
  • L'exclusion des altercations virtuelles : L'Office exclut catégoriquement du champ de la protection internationale les simples altercations verbales numériques transformées en fonds de commerce par des individus en quête de régularisation administrative.

​La fin de l'impunité numérique

​La dérive qui consiste à insulter des personnalités publiques depuis l'étranger pour ensuite se retrancher derrière le paravent humanitaire du droit d'asile ne passe plus. Entre exigences de sécurité diplomatique, application rigoureuse du droit des étrangers et fermeté de l'OFPRA face aux infractions de droit commun, le message envoyé est limpide : la liberté d'expression numérique s'arrête là où commencent la diffamation et l'illégalité.

RLM

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