RDC : Minaku et Shadary transférés à l’Auditorat militaire, le dossier « Mobondo » entre dans une nouvelle phase

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Après près de 200 jours de détention dans les locaux du Conseil national de cyberdéfense (CNC), Aubin Minaku et Ramazani Shadary auraient été transférés à l’Auditorat général militaire. Une nouvelle étape judiciaire qui pourrait marquer un tournant dans le dossier lié au phénomène Mobondo dans les périphéries de Kinshasa.

Le dossier prend une nouvelle tournure. Après avoir passé près de 200 jours dans les locaux du Conseil national de cyberdéfense (CNC), Aubin Minaku et Ramazani Shadary, présentés dans ce dossier comme des figures financières et de coordination du phénomène Mobondo, ont été transférés à l’Auditorat général militaire afin d’y répondre aux faits qui leur sont reprochés.
Ce transfert ouvre ainsi une nouvelle séquence dans une affaire particulièrement sensible, sur fond de lutte contre les mouvements insurrectionnels et les réseaux accusés de contribuer à l’instabilité dans certaines zones de la République démocratique du Congo.

Une procédure qui passe à une nouvelle étape

Selon les éléments avancés dans ce dossier, les deux prévenus sont soupçonnés d’avoir entretenu ou soutenu un mouvement présenté comme susceptible de porter atteinte à l’ordre institutionnel et à la sécurité de l’État.

Ces accusations devront désormais être examinées par la justice militaire, seule habilitée à déterminer les responsabilités individuelles et à établir, sur la base des preuves versées au dossier, si les faits reprochés sont effectivement constitués.

Le transfert à l’Auditorat général militaire ne constitue donc pas, à lui seul, une condamnation. Il marque plutôt le passage du dossier à une phase judiciaire où les charges devront être confrontées aux éléments de preuve et aux moyens de défense des intéressés.


Phénomène Mobondo en perte de vitesse ?

Sur le terrain, les partisans de cette lecture du dossier établissent également un lien entre les arrestations et l’évolution du phénomène Mobondo dans les périphéries de Kinshasa.

Depuis l’interpellation des personnes citées dans cette affaire, le mouvement aurait perdu une partie de sa capacité de mobilisation et de nuisance. Une évolution qui alimente l’hypothèse d’un affaiblissement de certains réseaux de financement, de coordination ou de soutien.

Il appartient toutefois aux autorités judiciaires d’établir précisément la nature des responsabilités de chacun et de déterminer si ces réseaux ont effectivement joué un rôle dans la structuration ou le financement des activités attribuées au phénomène Mobondo.

Vers un procès très attendu

Avec leur transfert devant l’Auditorat général militaire, le dossier entre désormais dans une phase qui pourrait déboucher sur des poursuites formelles et, éventuellement, un procès.
Pour les autorités, l’enjeu est double : faire toute la lumière sur les réseaux présumés de soutien au phénomène Mobondo et garantir que les éventuelles condamnations reposent sur des preuves solides et une procédure régulière.

La suite de la procédure permettra donc de déterminer si les accusations portées contre Aubin Minaku et Ramazani Shadary résisteront à l’épreuve de la justice.
Une chose est certaine : le dossier Mobondo n’a pas encore livré tous ses secrets.

Fatshi BWANGA 
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