Le débat enfle, les critiques fusent, mais le Président de la République, , a choisi de trancher net. Face aux interprétations controversées autour de la campagne de solidarité nationale, le Chef de l’État a levé toute ambiguïté : non, la solidarité nationale n’est pas un prétexte pour un retrait de l’État.
Dans une mise au point ferme, le Président a rappelé que cet élan de mobilisation collective en faveur des populations vulnérables s’inscrit dans une logique d’appui et non de substitution.
Autrement dit, la solidarité nationale ne remplace pas l’État, elle le complète.
« L’État ne se dérobe pas », semble être le message central. Car au cœur des critiques, une suspicion persistante : celle de voir les autorités transférer leurs responsabilités sociales vers les citoyens. Une lecture que le Chef de l’État rejette catégoriquement.
En réaffirmant les fondamentaux, le Président rappelle que l’État congolais reste le premier garant de la protection sociale, de l’assistance humanitaire et de la sécurité des citoyens. Des obligations constitutionnelles qui ne sauraient être diluées dans un appel à la générosité nationale.
Ce recadrage intervient dans un contexte socio-économique tendu, où les attentes de la population sont immenses et la vigilance accrue. La solidarité nationale, dans cette optique, apparaît comme un levier supplémentaire et non un désengagement, pour faire face aux urgences sociales.
Derrière cette clarification, une bataille de perception se joue : celle de la confiance entre l’État et les citoyens. En reprenant la main sur le narratif, Félix Tshisekedi tente de rassurer, mais aussi de responsabiliser collectivement sans renoncer aux devoirs régaliens.
Reste désormais à traduire ce discours en actions concrètes, car sur le terrain, la crédibilité de l’État se mesure moins aux déclarations qu’à la réalité vécue par les populations.
Fatshi Bwanga
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