V.Club : Mapamboli joue les sauveurs, mais la dette Abdessalem sent encore le soufre

Kit-infos.net
0

Flory Mapamboli se présente en homme providentiel. Ce jeudi 6 août, le candidat à la présidence de l'AS V.Club a déroulé son projet devant la presse, avec des airs de grand réformateur. Mais derrière le discours lisse et les belles promesses de "structuration", une question brûlante demeure : que faire de l'ardoise Abdessalem, ce cadavre dans le placard que personne n'arrive à enterrer ?

Trois ans pour quoi faire ?

« Je sollicite un mandat de trois ans pour structurer le club. » Belle formule. Mais les supporteurs, eux, ont déjà entendu des serments du même acabit. Construire une "institution forte", indépendante des hommes, c'est l'argument imparable de tout candidat qui n'a pas encore mis les mains dans le cambouis.

Sauf que les Dauphins Noirs ne sont pas une start-up. C'est un navire qui prend l'eau, et Mapamboli promet de le transformer en paquebot. Ambition louable, mais le temps presse, et les mots ne paient pas les factures.

Le dossier Abdessalem : la pomme de discorde qu'on refile en douce

Voyons le morceau de choix : le litige avec l'ancien entraîneur marocain. Condamnation financière au TAS, somme rondelette, et aujourd'hui, Mapamboli nous sort un « Nous sommes en discussion pour une solution à l'amiable ». Traduction : on n'a pas un franc, on va essayer de marchander.

Car il l'a lui-même reconnu, presque malgré lui : « Actuellement, nous n'avons pas cette somme pour payer directement le coach marocain. » Voilà un aveu qui en dit long sur l'état des caisses. Mais alors, comment peut-on prétendre "structurer" un club quand on ne peut même pas solder ses dettes les plus criantes ?

L'argument de l'héritage toxique est commode. « Ce n'est pas le président qui a créé ce problème », plaide-t-il. Certes. Mais un capitaine digne de ce nom ne se contente pas de pointer du doigt la tempête, il la traverse. Et pour l'instant, on voit plus de belles paroles que de rames solides.

Assumer, vraiment ?

Mapamboli assure qu'il "assume" et qu'il "fera tout pour mettre fin à ce problème". Mais les supporteurs, eux, ont la mémoire longue. Combien de dirigeants ont promis la lune avant de disparaître dans la brume des promesses non tenues ?

Ce que le candidat omet de dire, c'est que ce genre de dossier peut coûter cher à V.Club : interdiction de recruter, image écornée, défiance des partenaires. En attendant, les discussions à l'amiable sentent bon la tactique dilatoire, pendant que l'horloge tourne et que la colère gronde dans les travées du stade.

Un discours, des doutes

Flory Mapamboli a peut-être la foi, mais il lui faudra plus que des déclarations pour convaincre. Parce qu'à V.Club, on ne juge plus les dirigeants sur leurs promesses, mais sur leur capacité à éponger les dettes et à redresser le navire. Et là, le bateau tangue sérieusement.

Un mandat de trois ans ? Peut-être. Mais si c'est pour remettre à plus tard le règlement des problèmes urgents, les Dauphins Noirs risquent de couler avant même d'avoir quitté le port.


Tags

Enregistrer un commentaire

0Commentaires

Please Select Embedded Mode To show the Comment System.*