Le procès du général d’armée Christian Tshiwewe et de ses coaccusés franchit un cap décisif devant la Haute Cour militaire à Kinshasa. Lors de l’audience du mardi, les avocats de l'officier supérieur se sont attaqués de front aux accusations relatives à la découverte d’armes au domicile de leur client, tout en remettant en question la régularité des actes posés par les enquêteurs.
Selon les faits rapportés par la radio d'information de référence de la République Démocratique du Congo :
«A l’audience de mardi devant la Haute Cour militaire à Kinshasa, la défense du général d’armée Christian Tshiwewe a contesté la présence d’armes qui auraient été retrouvées au domicile de son client. Elle a mis en cause la qualité des personnes ayant accompli certains actes d’enquête au sein du Conseil national de cyberdéfense (CNC).» — Radio Okapi.
L'absence totale de preuves matérielles décriée
Plaidant l'irrégularité des procédures de perquisition et de saisie, Me Parfait Kanyanga, l'un des conseils du général, s'est insurgé contre des griefs qu'il estime dépourvus de toute base matérielle et légale :
«C’est une aberration de dire qu’on a découvert des armes dans le domicile de mon client. On ne nous a pas montré ici, à l’audience, les armes prétendument trouvées au domicile du général d’armée Tshiwewe. Il n’existe aucun procès-verbal de saisie. Il y a l’absence de scellés, vous allez dire nulle et inexistante cette accusation de la détention d’armes», a tranché la défense, citée par Radio Okapi.
Des enquêteurs sans qualité légale ?
Au-delà de la matérialité des pièces à conviction, le collectif de défense remet directement en cause la validité de l'instruction menée au sein du Conseil national de cyberdéfense (CNC). La défense soutient que les agents ayant accompli les actes de procédure à cette étape manquaient de la qualité juridique requise pour mener à bien de telles investigations judiciaires.
Le général d’armée Christian Tshiwewe fait face à un tableau d'accusations particulièrement lourd devant la justice militaire. Il est poursuivi, aux côtés de plusieurs autres militaires, pour des griefs majeurs incluant le complot, la trahison, l'apologie du terrorisme, la propagation de faux bruits, la violation des consignes, ainsi que la désertion à l’étranger. Les débats se poursuivent à la Haute Cour militaire.
Rédaction
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