L’ambiance est désormais à l'implosion dans les milieux de l’opposition radicale congolaise à l’étranger. Ce 3 septembre 2026, le journaliste Pero Luwara, connu pour ses positions tranchées contre le pouvoir de Kinshasa, a été violemment pris à partie en plein cœur de Bruxelles. Mais contre toute attente, les auteurs de cette agression ne sont pas ses adversaires politiques habituels : il s’agit de ses propres alliés d’hier, membres de sa clique de journalistes et d’influenceurs partageant la même ligne hostile au gouvernement congolais et proche du M23.
L’ombre de l'affaire Denise Dusauchoy
Au centre de ce règlement de comptes physique et verbal : le dossier Denise Dusauchoy. Arrêtée en Tanzanie le 30 août dernier puis extradée vers la République Démocratique du Congo, l'activiste laisse derrière elle un camp divisé et paranoïaque. Plusieurs figures du milieu accusent directement Pero Luwara d'avoir « vendu » Denise Dusauchoy aux services de renseignement, provoquant son arrestation. Cette suspicion de trahison interne a mis le feu aux poudres, transformant les réseaux d'influenceurs et de politiciens en un champ de bataille ouvert.
Des insultes virtuelles à la violence physique
Autrefois unis par une rhétorique commune, ces acteurs du web congolais, devenus au fil du temps des spécialistes de l'injure numérique, règlent désormais leurs comptes à coups de poing dans les rues européennes. À Bruxelles comme à Kinshasa, la confusion est totale. Dans l'opinion publique congolaise, les réactions ne se sont pas faites attendre : beaucoup y voient un retour de flamme et ironisent déjà en affirmant que « le Dieu de Tshisekedi sème la confusion » dans le camp de ceux qui ont fait le choix de s'attaquer à la République.
La police belge aux trousses des agresseurs
L'incident ne restera pas sans suites judiciaires. Saisie grâce aux séquences vidéo qui circulent abondamment sur les réseaux sociaux, la police belge a ouvert une enquête et ratisse actuellement le secteur pour identifier et interpeller les auteurs de cette attaque. Alors que les enquêtes se poursuivent à Bruxelles, cet épisode marque un tournant brutal : le camp des propagandistes anti-Kinshasa se déchire de l'intérieur, illustrant une débandade qui ne fait sans doute que commencer.
RLM
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