Du coltan au lithium : Le grand pillage de l'Est congolais s'accélère à Rubaya

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Une nouvelle vague d'images en provenance du site minière D3 de Bibatama ravive le scandale. Le coltan, l'or et désormais le lithium : les richesses du sous-sol de la RDC continuent de franchir la frontière sous le contrôle du M23/AFC, au détriment direct du peuple congolais.

​Cette semaine encore, à Rubaya, les témoignages et les images vidéo décrivent le même scénario répétitif et dévastateur. Sur le site D3 de Bibatama, des convois de minerais extraits de la terre congolaise sont évacués en toute impunité vers le Rwanda. Une mécanique bien rodée où la République Démocratique du Congo fournit la matière première, tandis que la valeur ajoutée et les revenus financiers sont captés de l'autre côté de la frontière.

​L'extension du pillage à Kalamabiro

​Le drame ne s'arrête plus aux minerais stratégiques traditionnels comme le coltan ou la cassitérite. Selon de récentes alertes sur le terrain, les réseaux de spoliation auraient désormais mis la main sur des gisements de lithium, notamment dans la zone de Kalamabiro. Des volumes importants de ce métal critique pour la transition énergétique mondiale seraient acheminés régulièrement hors du territoire national.

​Un système structuré : Déplacer, contrôler, décimer

​Derrière l'extraction clandestine des minerais se cache une stratégie d'occupation beaucoup plus vaste. Le pillage systématique du sous-sol ne peut durer que si le territoire reste sous contrôle strict. 
Pour pérenniser ce système :

​° Inféoder les zones minières par la force armée.
​° Déplacer les populations locales pour libérer les accès aux gisements.
​° Neutraliser ou décimer les communautés susceptibles d'opposer une résistance.

Au-delà de la rhétorique politique ou militaire affichée par l'Alliance Fleuve Congo (AFC) et le M23, une réalité économique brutale s'impose : à qui profite réellement cette conquête méthodique des territoires les plus riches de l'Est ?

​Le sous-sol appartient au peuple congolais

​Rubaya n’est pas une terre sans maître, ni un marché sans propriétaire. Les ressources qui s'y trouvent sont la propriété exclusive de la RDC et de son peuple. Face à ce siphonnage à ciel ouvert, la question n'est plus seulement de savoir qui extrait, mais d'identifier clairement :

​°Qui profite directement de ces rentes minières ?

​°Qui exporte en toute illégalité ces ressources stratégiques ?

​°Qui s'enrichit sur le dos des populations meurtries de l'Est ?

RLM 
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