Et si l’AFC/M23 n’était qu'un grossier leurre destiné à masquer une entreprise d’occupation territoriale ? L’analyse sans concession de Nicolas Normand, diplomate et ancien ambassadeur de France, vient briser le récit victimaire entretenu par Kigali. Derrière les prétextes éculés de la sécurité des frontières et de la protection des Tutsis se cache une réalité bien plus sombre : la volonté délibérée de placer l’Est de la République Démocratique du Congo sous une tutelle rwandaise permanente.
Une stratégie de conquête sous faux pavillon
La feuille de route des agresseurs est désormais mise à nu. Le plan ne vise pas une simple revendication politique, mais un hold-up géopolitique articulé en trois étapes clés :
• L'invasion armée : Grignoter progressivement le territoire congolais par la force et la terreur.
• Le chantage politique : Imposer l'AFC/M23 comme interlocuteur inévitable lors de pseudo-négociations.
• La tutelle de fait : Pérenniser le contrôle économique et militaire des zones conquises sans en modifier formellement les frontières sur la carte.
Cette stratégie du « fait accompli » cherche à légitimer l'occupation des terres congolaises sous couvert d'accords diplomatiques.
Le prétexte sécuritaire volé en éclats
L’argumentation rwandaise fondée sur la menace des FDLR ne tient plus face à l'épreuve des faits. Comme le souligne l'ambassadeur Nicolas Normand, la prétendue défense d'une communauté ne saurait servir de permis permanent d'agression et de pillage d'un État souverain. La sécurité du Rwanda ne peut, en aucun cas, s'édifier sur la destruction et l'insécurité perpétuelle de la RDC.
C'est précisément face à ce piège machiavélique que le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo oppose une ligne fermeté absolue. Il ne s'agit pas de négocier une fausse paix qui consacrerait la balkanisation du pays, mais de défendre l'intégrité territoriale et la souveraineté inaliénable de la Nation congolaise. Le message est clair : le Congo ne sera pas bradé.
RLM
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