Alors que les promesses de développement s'accumulent sans toujours transformer le quotidien des habitants, le Gouverneur de Lomami, Me Iron-Van Kalombo Musoko, vient d'abattre une carte maîtresse à Kinshasa.
Mais ce coup politique est-il un véritable moteur de croissance ou un écran de fumée de plus ?
Un pacte stratégique ou une dépendance accrue ?
Ce vendredi 11 septembre 2026, l'exécutif provincial a scellé un mémorandum d’entente avec l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions de collaboration (APCSC), représentée par son Directeur Général, Me Freddy Yodi Shembo.
L’objectif affiché est ambitieux : ouvrir grand les portes de la province de Lomami aux investissements privés dans deux secteurs névralgiques :
° Les infrastructures routières et urbaines, dramatiquement déficitaires dans la région.
° L’exploitation minière, un secteur aussi prometteur que convoité.
L’APCSC en chef d'orchestre : garantie d'efficacité ou filtre bureaucratique ?
En vertu de cet accord, l’APCSC se positionne comme l’interface exclusive entre les investisseurs et les autorités provinciales. L'agence promet d'assurer :
• La structuration technique et financière des projets.
• La facilitation des démarches administratives et fiscales.
• Le suivi rigoureux de l'exécution sur le terrain.
Si l’entourage du Gouverneur salue une démarche pragmatique destinée à attirer des capitaux frais, une question brûle toutes les lèvres : ce partenariat va-t-il enfin concrétiser des chantiers visibles pour la population, ou servira-t-il simplement à verrouiller les ressources minières de la province au profit de géants privés ?
Une chose est sûre : le Gouverneur Iron-Van Kalombo joue gros. En misant sur cette alliance, il place le développement de Lomami au cœur d'un pari politique à haut risque dont les citoyens attendent déjà les premiers résultats.
Fatshi Bwanga
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