Jusqu’où l'opposition, et plus particulièrement la plateforme C-64, est-elle prête à aller pour salir le pouvoir en place ? La diffusion récente d'une vidéo montrant une femme se faisant passer pour la mère de feu Manassé Lomboto a bouleversé l'opinion publique. Derrière l'émotion des larmes se cache pourtant une lourde mise en scène.
Une mise en scène grossière aux pieds d'argile
Sur les réseaux sociaux, la séquence a ému des milliers d’internautes, habilement orchestrée pour frapper les consciences. Mais la réalité des faits réduit rapidement ce narratif en pièces.
Selon les informations recoupées, la véritable mère biologique de Manassé Lomboto est décédée alors qu’il n’était âgé que de 5 ans, et le jeune homme a été élevé par son grand-père. La femme présentée à l'écran n'est donc qu'une figurante, recrutée pour les besoins d'une cause.
Que cache ce spectacle ?
Cette supercherie grossière met en lumière de graves dérives dans la manière de faire de la politique. Elle soulève des interrogations légitimes :
Pourquoi sous-traiter une pleureuse ? Si la cause était juste, pourquoi recourir à la tromperie et à l'usurpation d'identité ?
Pourquoi refuser l'autopsie ? Le refus d’établir la vérité scientifique par les voies médicales trahit une volonté d'entretenir le flou.
Pourquoi politiser la mort ? Transformer un drame humain en fonds de commerce politique déshonore la mémoire du défunt.
Le danger d'une politique sans éthique
Lorsque la quête effrénée du pouvoir prend le pas sur la morale, la douleur humaine est banalisée et transformée en simple instrument de propagande.
L’opinion publique congolaise, mature et vigilante, mérite la vérité et le respect, et non des larmes instrumentalisées à des fins politiciennes. Le masque tombe un peu plus chaque jour sur les méthodes de la C-64.
RLM
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