Le calme est revenu cet après‑midi du 16 septembre à Uvira dans le Sud- Kivu, après une matinée de grande nervosité, affirment des riverains.
Des rafales de coup de feu ont été entendues et un civil aurait été tué par une balle perdue.
Les unités des Forces armées de la RDC, appuyées par des auxiliaires Wazalendo, ont quadrillé le secteur où les coups balles avaient été perçus. Plusieurs quartiers ont connu une matinée morte : fermetures d’écoles, étals vacants et rues sans animation.
Des témoins rapportent que les suspects, dont l’identité n’a pas encore été officiellement établie, se sont repliés vers les collines surplombant la ville.
Selon la source, une chasse à l’homme est en cours : les autorités ont lancé une opération de bouclage suivie d’un ratissage dans les collines avec l'espoir de mettre la main sur les tireurs.
Des sources proches du dossier affirment que les agresseurs appartiendraient au réseau du général autoproclamé James Fyeka Aduwi, commandant d’une milice d’obédience étatique arrêté par les forces loyalistes, depuis environ deux semaines pour des motifs restés confidentiels. Son interpellation a déclenché des appels à la libération de la part de ses partisans, qui prédisent une escalade des tensions à Uvira en cas de refus.
Dans un communiqué marqué par une prudence stratégique, Kamama Mbigirwa, un autre général autoproclamé d’une milice pro-gouvernementale, a invité ces Wazalendo à abandonner toute option violente au profit des démarches légales et non violentes pour réclamer la libération de leur dirigeant emprisonné.
«Recourir à la force ne ferait qu’empirer son sort», a-t-il averti, soulignant les risques d’une réponse répressive des autorités. Il a ensuite plaidé pour une discipline de fer et une cohésion totale entre les différents groupes Wazalendo, invoquant la nécessité de faire bloc face à une « agression étrangère » lancée contre le pays.
Ildephonse WILONDJA
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