Violences du 15 septembre 2026 : Le Ministère de la Justice ordonne une enquête judiciaire rigoureuse
Face aux incidents signalés à Kinshasa et à travers le pays, le Garde des Sceaux hausse le ton et saisit le Procureur général près la Cour de cassation.
La lumière sera faite sur les événements qui ont secoué Kinshasa ainsi que plusieurs autres localités de la République le 15 septembre 2026. Dans un communiqué officiel émis le 21 septembre 2026, le Ministre d'État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a officiellement enjoint la plus haute autorité du parquet près la Cour de cassation de se saisir de l'affaire.
Une saisine ciblée pour situer les responsabilités
Cette instruction judiciaire vise à identifier et qualifier l'ensemble des agissements répréhensibles commis en marge des manifestations. L'enquête ouverte couvre un large spectre d'infractions potentielles, incluant notamment :
- Les actes de violence et les blessures infligés lors des troubles.
- Les destructions de biens publics et privés.
- Les allégations de décès enregistrées dans ce contexte.
- Les conditions dans lesquelles les interpellations ont été menées.
L'objectif affiché par le département de la Justice est d'établir avec exactitude la matérialité des faits, de cerner fidèlement les circonstances de leur survenance et, le cas échéant, de déterminer les responsabilités pénales individuelles des personnes impliquées, et ce, en toute indépendance et sans préjuger de l'issue des procédures.
Garanties constitutionnelles et présomption d'innocence
Tout en affichant sa fermeté face aux dérives constatées, le Ministère d'État a tenu à rappeler un principe cardinal de l'État de droit : le strict respect des garanties procédurales et fondamentales garanties par la Constitution et les lois de la République.
« Toute personne interpellée ou mise en cause bénéficie des garanties prévues par la Constitution et les lois de la République, notamment la présomption d'innocence et le respect des droits de la défense. », dixit le Ministère de la Justice.
Cette démarche équilibrée témoigne de la volonté des autorités de concilier la lutte impérative contre l'impunité avec la protection inaliénable des droits fondamentaux de chaque citoyen.
Fatshi Bwanga
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