Cinq combattants de la rébellion rendent leurs armes à Kasugho, dans le territoire de Lubero, après s'être évadés du camp rebelle.
Nouveau rebondissement dans la crise sécuritaire qui secoue l'est de la République Démocratique du Congo. Ce mercredi 1er octobre 2026, cinq combattants issus du mouvement rebelle AFC/M23 se sont officiellement rendus aux services de sécurité à Kasugho, une localité située dans le territoire de Lubero. Les déserteurs ont déposé deux armes d'assaut de type AK-47.
Des anciens militaires recrutés de force
D'après un communiqué rendu public par la synergie des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP-Wazalendo), ces hommes sont d'anciens militaires des forces loyales. Ils avaient été capturés puis enrôlés de force dans les rangs de la rébellion lors de la prise de la ville de Goma en janvier 2025.
La décision de rompre avec le groupe armé s'est concrétisée le 28 septembre dernier, date à laquelle ils ont réussi à s'échapper de leur campement. Après une cavale éprouvante, ils sont parvenus à atteindre et à rejoindre les positions des forces loyales basées à Majengo-Musigha.
Un « retour à la raison » sur fond de tensions persistantes
Saluant la démarche de ces cinq ex-combattants, la synergie VDP-Wazalendo a qualifié cet acte de « retour à la raison » et a lancé un appel vibrant à l'attention des autres éléments encore engagés au sein de la rébellion pour qu'ils emboîtent le pas et déposent les armes.
Toutefois, malgré cette reddition symbolique, le climat demeure particulièrement tendu dans la région. La situation sur le terrain reste extrêmement volatile alors que de nouveaux affrontements signalés forcent une fois de plus des populations civiles à fui et à se déplacer vers la localité de Kipese.
Fatshi Bwanga
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