C’est une offensive diplomatique frontale et sans concession qu’a menée la République démocratique du Congo au cœur du sanctuaire des Nations unies. Abordant les débats du Conseil de sécurité sans le moindre fard diplomatique, l'ambassadeur congolais Zénon Mukongo Ngay a porté haut la voix de Kinshasa pour mettre directement en cause la responsabilité du Rwanda dans la tragédie qui perpétue l'instabilité dans l'Est du pays.
Fin de la complaisance et exigences de retrait
Face à l’exécutif de l’ONU, la RDC a choisi la clarté : Kigali doit cesser ses manœuvres, respecter scrupuleusement les engagements internationaux et procéder au retrait immédiat et sans condition de ses forces armées du territoire national congolais.
Pour les autorités de Kinshasa, la comédie diplomatique a assez duré. Le message adressé à la communauté internationale se veut incisif : le monde ne peut plus fermer les yeux ni tolérer que le gouvernement rwandais cherche à se faire passer pour un partenaire de paix, alors qu'il apporte un soutien multiforme et documenté à la coalition rebelle AFC/M23 sur le sol congolais.
Confronter les discours à la réalité du terrain
L'heure n'est plus au ping-pong verbal ni aux accusations réciproques échangées à distance. La diplomatie congolaise exige désormais une prise de conscience globale et un alignement strict entre les déclarations d'intention, les traités internationaux ratifiés et la réalité vécue quotidiennement par les populations congolaises sur le terrain.
En tirant haut et fort cette sonnette d’alarme, la RDC rappelle une priorité absolue : au-delà des joutes oratoires et des subtilités géopolitiques de coulisses, c'est la souveraineté nationale, l'intégrité territoriale du Congo et la vie de millions de citoyens qui sont en jeu.
RLM
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