RDC ​: la Belgique condamne fermement la dérive de Joseph Kabila et du FRN

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​Le silence diplomatique a fait place à un réquisitoire sans équivoque. Face à la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) par l'ancien président Joseph Kabila, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a usé d'un ton particulièrement ferme pour dénoncer une initiative jugée hautement déstabilisatrice.
​« Il s’agit d’un développement très préoccupant que je condamne sans la moindre équivoque. », a dit Maxime Prévot, Ministre belge des Affaires étrangères.

​Un réquisitoire diplomatique sans ambiguïté

​Pour la diplomatie belge, le choix de l'ancien chef d'État d'emprunter la voie des armes constitue un revers démocratique majeur. Après avoir dirigé la République Démocratique du Congo pendant 18 ans, la stratégie de Joseph Kabila suscite l'incompréhension et l'indignation internationale.
​Le message transmis par Bruxelles se veut tranchant :

​° Un reniement du passé : Qu'un ancien président ayant lui-même combattu les rébellions armées fasse aujourd'hui le choix de la violence pour reprendre le pouvoir est jugé profondément paradoxal.

​° Le rejet des armes : La Belgique rappelle que la quête du pouvoir doit  impérativement passer par les voies démocratiques, et non par la création de mouvements politico-militaires.

° ​Un bilan en question : Cette stratégie fait peser le risque d'un nouveau bain de sang sur les populations congolaises déjà durement éprouvées.

​«Que Joseph Kabila fasse le choix de prendre la tête d’un mouvement politico-militaire qui entend parvenir au pouvoir par les armes plutôt que par les voies démocratiques, est à la fois déplorable, incompréhensible et inacceptable.»

​Mise au point sur les procédures judiciaires

​Afin d'éviter toute récupération politique ou théorie du complot, la diplomatie belge a tenu à apporter une clarification essentielle : aucun lien n'existe entre les récentes perquisitions menées par la justice belge et la crise sécuritaire dans l'Est de la RDC.
​Il s'agit de démarches strictement judiciaires et indépendantes, nullement orchestrées par l'appareil diplomatique de la Belgique.

​L’étau politique se resserre

​En qualifiant cette démarche d'« insensée », Bruxelles envoie un avertissement clair à l'ancien président : la République Démocratique du Congo n'est pas un bien personnel, et la communauté internationale ne cautionnera pas de nouveau coup de force armé.

RLM 
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