Le vernis d’une prétendue adhésion populaire autour du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) vient de voler en éclats. Réunis le 19 octobre à Beni, les chefs coutumiers du Nord-Kivu ont fermement condamné cette initiative, appelant l'ensemble de la population à se désolidariser catégoriquement d'un projet jugé manipulateur et dangereux.
Un désaveu cinglant qui fragilise la stratégie de l'alliance AFC/M23, laquelle tente d'imposer l'ancien président Joseph Kabila comme le porte-voix légitime des aspirations congolaises.
Des autorités traditionnelles debout contre la manipulation
Face aux tentatives d'enrôlement politique, la réaction des Gardiens de la coutume a été sans équivoque. Les leaders communautaires de Beni refusent de servir de caution ou de marionnettes au service d'ambitions personnelles ou d'agendas extérieurs.
Les points clés du désaveu des notables :
° Refus de l'instrumentalisation : Les communautés locales ne sont pas une marchandise politique que l'on cède au gré des alliances.
° Absence de mandat : Personne n'a reçu le pouvoir de parler au nom des populations du Nord-Kivu pour cautionner une alliance associée aux intérêts rwandais.
° Dignité et souveraineté : La légitimité d'un mouvement ne s'invente pas à coups de propagande ou d'annonces unilatérales.
«Les communautés ont leur dignité, leur voix et leur liberté de choix. Personne ne peut s'arroger le droit de parler au nom de tout un peuple sans son consentement éclairé.»
Le FRN face au mur de la réalité locale
Où sont donc ces prétendues notabilités dont se prévalaient les promoteurs du projet ? En se levant avec fermeté, les chefs coutumiers de Beni rappellent une vérité fondamentale : le Congo appartient aux Congolais, et la volonté du peuple ne peut être confisquée pour draper un projet contesté dans le costume d'un soutien populaire.
Ce camouflet politique démontre que les populations de l'Est, meurtries par des décennies de conflits, refusent désormais d'être le marchepied de nouvelles aventures politiques.
RLM
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