RDC : La tentative de coup de force de Joseph Kabila vouée à un échec inéluctable

Kit-infos.net
0
L’officialisation du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) sous la houlette de l'ancien président Joseph Kabila confirme les prédictions des services de renseignement et du groupe d'experts des Nations unies.
Cependant, face au dispositif de sécurité déployé par Kinshasa et ses alliés stratégiques, cette aventure politico-militaire semble mort-née.

​Une restructuration prédite par les experts de l’ONU

​L'émergence récente du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) ne constitue pas une surprise pour la communauté internationale ni pour le haut commandement congolais. Le dernier rapport du Groupe d’experts des Nations unies sur la République démocratique du Congo avait déjà documenté la préparation de cette mutation profonde de la coalition terroriste AFC/M23.

​À la ligne 58 de ce rapport, les enquêteurs de l'ONU soulignaient :
​«Au moment de la rédaction du présent rapport, plusieurs sources au sein de l’AFC/M23 et des services de renseignement avaient fait savoir qu’un remaniement en profondeur de la direction et de la structure du mouvement était imminent, y compris un changement de nom, et que M. Kabila devrait y occuper des fonctions de premier plan.»

​L'organigramme dévoilé réunit Joseph Kabila à la présidence, assisté de Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa aux postes de vice-présidents, ainsi que de Sultani Makenga au commandement de la branche armée. Cette configuration matérialise le passage d'une rébellion régionale à une tentative ouverte de déstabilisation du pouvoir central.

​La riposte stratégique de Tshisekedi

​Anticipant cette évolution prévisible de la menace dans l'Est du pays, le président de la République et Commandant suprême des Forces armées, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a mis en place un dispositif sécuritaire et militaire adapté.
​Afin de contenir et de réduire le rayon d'action du groupe armé dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, les autorités congolaises ont renforcé la coopération militaire multilatérale :

​● Collaboration avec les partenaires stratégiques : Recours aux compétences d'instructeurs internationaux et renforcement de la coopération avec la diplomatie de défense.

​● Support technique et technologique : Consolidation des partenariats pour garantir un monitoring en temps réel, notamment par une surveillance aérienne permanente.

​Un mouvement traqué et acculé hors du sol national

​Sous haute surveillance des services de renseignement civils et militaires, les principaux acteurs du FRN se voient contraints d'opérer depuis l'étranger ou dans des zones sous stricte observation internationale. Visés par des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU et du gouvernement américain, les leaders de cette coalition font face à un isolement diplomatique strict.

​En raison du maillage sécuritaire déployé aux frontières et sur le territoire national, toute tentative de déploiement tactique ou de présence physique directe sur le sol souverain de la République démocratique du Congo expose immédiatement les responsables de ce mouvement à une neutralisation stratégique.

Les prédictions et les analyses convergent : sans ancrage populaire légitime et sous la pression d'une traque technologique continue, l'aventure armée du FRN dispose d'une marge de manœuvre extrêmement réduite.

RLM

Enregistrer un commentaire

0Commentaires

Please Select Embedded Mode To show the Comment System.*