L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a mis fin à sa session de septembre sans procéder à la ratification du controversé « Accord de Washington ». Cette absence de décision intervient alors que certains observateurs estiment que le Chef de l’État commence à mesurer les risques liés aux stratégies politiques de certains de ses proches collaborateurs.
L’accord en question, perçu par beaucoup comme un «accord de la honte », concerne le bradage présumé des ressources minières du Kivu. Les inquiétudes vont au-delà de la simple ratification : la possibilité d’une révision constitutionnelle visant à instaurer une présidence à vie reste également un sujet de débat sensible.
Didier Kamerhe, figure politique bien connue, a commenté la situation sur sa page Facebook. Il souligne que chaque tentative du président de s’engager sur ces «mauvaises voies » provoque des réactions violentes dans l’Est du pays, rappelant les tensions et affrontements qui secouent les régions de Baraka, Makobola et Mwenga. Selon lui, ces événements ressemblent à des forces incontrôlables – «des véritables petits djinns » – qui surgissent dès que des initiatives risquées sont envisagées.
Kamerhe appelle ainsi le Chef de l’État à la prudence et à l’écoute des conseils de son Pasteur et du peuple congolais afin d’éviter de nouveaux troubles inutiles. «Nyakabwa arhabambirwa », conclut-il, rappelant la vigilance nécessaire face aux défis politiques et sécuritaires du pays.
Alors que la session parlementaire est désormais terminée, l’attention de l’opinion publique reste tournée vers les décisions à venir du gouvernement et la manière dont il gérera les enjeux sensibles du Kivu et de la Constitution. La prudence semble, pour l’instant, avoir prévalu.
Ali Haddad
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