Depuis le début de la crise sécuritaire à l’Est de la RDC, le président Félix-Antoine TSHISEKEDI a fait le choix d’une stratégie claire : privilégier la diplomatie, la vérité et le droit international, sans jamais céder sur la souveraineté nationale. Longtemps contestée, cette ligne vient aujourd’hui d’être pleinement validée par le rapport à mi-parcours du Groupe d’experts des Nations Unies rendu public début janvier 2026.
Le document est sans ambiguïté : l’AFC/M23, soutenue par l’armée rwandaise, mène une guerre d’occupation, fondée sur le pillage minier, les violences massives contre les civils et la déstabilisation délibérée de l’Est de la RDC. Il ne s’agit ni d’un conflit interne, ni d’une crise communautaire, mais bien d’une agression armée structurée.
Ce rapport présente des avantages stratégiques clairs de la RDC, car malgré la pression militaire, elle conserve des atouts majeurs et décisifs:
La légitimité internationale :
Kinshasa agit dans le cadre du droit international, avec des accords formels reconnus (Washington et Doha), contrairement à l’AFC/M23 qui viole systématiquement les cessez-le-feu;
La reconnaissance onusienne de l’agression :
le rapport confirme la présence de 6 000 à 7 000 soldats rwandais sur le sol congolais, ce qui renforce la position diplomatique de la RDC ouvrant la voie à des sanctions ciblées;
Le soutien régional et multilatéral :
la MONUSCO, les mécanismes conjoints de vérification et l’implication des États-Unis et du Qatar renforcent la pression internationale;
La défense de l’intégrité territoriale :
les FARDC, appuyées par les Wazalendo, ont contenu l’expansion totale de l’AFC/M23 et empêché la chute totale de zones stratégiques comme Uvira;
La souveraineté sur les ressources:
Le rapport démontre que l’AFC/M23 finance la guerre par le pillage des minerais. Cette vérité ouvre la voie à des sanctions ciblées et à l’assèchement de ses sources de financement.
Selon ce document, la poursuite des hostilités repose sur :
Le soutien des militaires rwandais à l’AFC/M23;
Les violations répétées du cessez-le-feu;
L’exploitation illégale des minerais pour financer la guerre;
La volonté du groupe rebelle
d’imposer une gouvernance parallèle et une autonomie illégale;
Le recrutement forcé,
Les exactions contre les civils et l’exploitation illégale des minerais.
Ce rapport à mi-parcours du Groupe d’experts des Nations Unies identifie aussi les leviers concrets pour finir la guerre et obtenir une paix durable:
retrait vérifié des troupes
étrangères;
démantèlement de l’AFC/M23
sans intégration forcée ni chantage politique;
sanctions économiques
notamment sur les chaînes d’approvisionnement minières;
retour total de l’autorité de l’État congolais.
De manière résumé, le rapport des Nations Unies confirme ce que la RDC affirme depuis le début : la paix est possible, mais pas au prix de la capitulation ni de la balkanisation.
La RDC dispose aujourd’hui de l’avantage moral, juridique et diplomatique.
La RDC veut la paix, mais une paix juste.
Pas de balkanisation, pas de récompense à l’agression mais la fermeté, la vérité et le respect strict de la souveraineté congolaise.
Rédaction
%20(1)%20(2).png)