Alors que le débat autour de l’organisation d’un dialogue national refait surface en République démocratique du Congo, le Mouvement Sauvons la RDC appelle les autorités à faire preuve de prudence et de cohérence dans la gestion de la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.
Dans une prise de position rendue publique, ce mouvement estime que la priorité devrait être accordée à l’aboutissement du processus de Doha, qui implique le gouvernement congolais et les groupes armés, avant toute initiative de dialogue politique élargi. Pour lui, le rétablissement durable de la paix passe d’abord par le règlement des aspects militaires du conflit.
Selon le Mouvement Sauvons la RDC, tant que les questions liées aux hostilités armées ne sont pas totalement prises en charge — notamment la mise en œuvre effective d’un cessez-le-feu et des engagements convenus entre les parties —, un dialogue national risque de se dérouler dans un climat de méfiance et d’instabilité.
« Si l’objectif réel est le rétablissement de la paix, il est plus indiqué de mener à terme le processus de Doha avant de passer au dialogue », souligne le mouvement, qui insiste sur la nécessité de faire taire les armes pour garantir la crédibilité de toute initiative politique.
Le mouvement estime qu’un dialogue ne peut produire des résultats probants que s’il se tient dans un environnement apaisé. Une fois les aspects sécuritaires maîtrisés, ce cadre pourrait alors jouer pleinement son rôle de forum de réconciliation, de restauration de l’unité nationale et de construction d’un consensus autour du vivre-ensemble.
Pour le Mouvement Sauvons la RDC, le dialogue national doit être l’aboutissement d’un processus de paix déjà engagé sur le terrain, et non un substitut à la résolution des causes profondes de l’insécurité. Il appelle ainsi les décideurs politiques à privilégier une approche graduelle et responsable, afin d’offrir au pays de réelles perspectives de stabilité et de cohésion nationale.
Ali Haddad
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