Le gouvernement ougandais a officiellement rejeté les accusations du chef rebelle Corneille Nangaloum, coordonnateur de l’AFC/M23, selon lesquelles Kampala collaborerait avec le mouvement armé en RDC, au-delà du Rwanda.
Ces déclarations interviennent quelques jours après les incidents survenus à Goma le 27 janvier 2026, qui ont mis en lumière les enjeux persistants dans l’Est de la RDC.
Dans un communiqué, l’Ouganda affirme coopérer uniquement avec le gouvernement congolais dans la lutte contre les ADF, groupe armé considéré comme une menace commune pour les deux pays. Kampala a également demandé à Nangaloum de reconnaître sa responsabilité dans les crimes commis sur le sol congolais en complicité avec le Rwanda, plutôt que de chercher à impliquer d’autres pays.
Cette clarification soulève plusieurs questions sur la stratégie du M23 et de ses alliés présumés. Certains observateurs se demandent si Kigali chercherait à diluer sa responsabilité dans les exactions commises en RDC en manipulant les dirigeants rebelles locaux.
Pour le gouvernement congolais et de nombreux analystes, la situation confirme une constante dénoncée depuis plusieurs années : le Rwanda reste impliqué dans le soutien indirect de groupes armés opérant dans l’Est de la RDC, tandis que d’autres pays de la région, comme l’Ouganda, coopèrent officiellement avec Kinshasa pour sécuriser la région et traquer les ADF.
Le président Félix Antoine Tshisekedi a maintes fois dénoncé ces ingérences étrangères et appelé à la vigilance et à l’unité du peuple congolais face à la manipulation et à la déstabilisation.
Les autorités et la population sont donc appelées à rester attentives, car toute évolution dans cette crise régionale pourrait avoir des conséquences directes sur la sécurité et la souveraineté de la RDC.
Rédaction
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