RDC : Hommage à Marie-Rose KASA-VUBU KIATAZABU KUKANA,gardienne de la mémoire républicaine

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La République démocratique du Congo est en deuil. Marie-Rose Kasa-Vubu Kiatazabu Kukana, fille du tout premier président de la RDC, Joseph Kasa-Vubu, s’est éteinte ce samedi à l’âge de 81 ans, emportant avec elle une page vivante de l’histoire nationale.
Née au cœur d’une époque fondatrice, Marie-Rose Kasa-Vubu a grandi dans l’ombre lumineuse d’un père devenu, le 30 juin 1960, le symbole de l’accession du Congo à l’indépendance. Très tôt, elle a compris que porter le nom Kasa-Vubu n’était pas un privilège mondain, mais une responsabilité morale et historique.

Une femme engagée, fidèle à l’idéal républicain

Surnommée affectueusement « Princesse Kiku du Mayombe », Marie-Rose Kasa-Vubu s’est illustrée par son engagement politique, social et mémoriel. Sans jamais céder à la tentation du culte de la filiation, elle a œuvré pour la préservation de l’héritage politique et éthique de son père : la modération, le sens de l’État, le respect des institutions et l’unité nationale.
Dans un pays souvent marqué par les ruptures brutales de mémoire, elle s’est imposée comme une voix de rappel, rappelant que la République s’est construite sur des principes, et non sur des hommes providentiels. Elle a participé à de nombreuses initiatives visant à réhabiliter la mémoire de Joseph Kasa-Vubu, longtemps marginalisée dans le récit national.

L’héritage de Joseph Kasa-Vubu : une boussole pour la Nation

Premier président de la République du Congo indépendant, Joseph Kasa-Vubu fut un homme d’équilibre dans une période de tempête. Fondateur de l’ABAKO, artisan du dialogue politique et défenseur d’un État de droit naissant, il incarna une vision républicaine fondée sur la sobriété du pouvoir, la primauté des institutions et la dignité nationale.
Marie-Rose Kasa-Vubu a consacré une partie de sa vie à réhabiliter cette vision, convaincue que la RDC ne peut se projeter vers l’avenir sans réconcilier son présent avec son passé. À travers conférences, interventions publiques et actions de sensibilisation, elle a rappelé que l’histoire n’est pas un fardeau, mais une boussole.

Une mémoire qui s’éteint, un héritage qui demeure

Avec la disparition de Marie-Rose Kasa-Vubu, la RDC perd une femme de conviction, une passeuse de mémoire, une héritière fidèle de l’idéal républicain. Elle s’en va, mais laisse derrière elle un message clair : une Nation qui oublie ses fondateurs se condamne à répéter ses errances.

Rédaction 
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