Dans ses propos, Mende s’est interrogé sur la « sévérité » des réactions politiques face à EKENGE, pointant du doigt ce qu’il considère comme une indignation sélective de l’opposition congolaise. Selon lui, cette dernière s'empresserait de condamner des déclarations, tout en restant silencieuse devant les atrocités récurrentes dont sont victimes les populations de l’Est depuis les années 1990.
«Les propos du général Ekenge, à tort ou à raison, sont à replacer dans un contexte de guerre prolongée», affirme Lambert Mende. Il suggère que la controverse suscitée viserait avant tout à affaiblir le pouvoir en place, plutôt qu’à défendre réellement l’intérêt des victimes.
Des déclarations qui ne laissent pas indifférent : alors que certains y voient une tentative de banalisation de discours potentiellement clivants, d’autres estiment qu’il soulève un vrai débat sur la gestion politique du conflit à l’Est.
Dans un climat de tension et de polarisation croissante, la sortie de Lambert Mende relance le débat sur les limites de la parole publique, la responsabilité des figures politiques et militaires, et les risques de fracture nationale en période de guerre.
Rédaction
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