Créée lors du découpage territorial, la province de LOMAMI fait face à de profondes carences en matière d’infrastructures éducatives et sanitaires, plusieurs décennies après l’indépendance de la République démocratique du Congo.
À ce jour, aucune université publique construite par l’État ni hôpital de référence moderne n’a été érigé dans la province depuis 1960. Cette situation alimente un sentiment d’abandon au sein de la population locale, contrainte de se tourner vers d’autres provinces pour accéder à des soins spécialisés ou à un enseignement supérieur structuré.
Les établissements existants, pour la plupart issus d’initiatives privées, confessionnelles ou communautaires, fonctionnent souvent avec des moyens limités et peinent à répondre à la demande croissante d’une population jeune et en forte expansion.
Sur le plan sanitaire, l’absence d’un grand hôpital équipé complique la prise en charge des pathologies lourdes. De nombreux patients sont contraints de parcourir de longues distances, parfois au péril de leur vie, pour bénéficier de soins appropriés.
Plus préoccupant encore, aucun projet structurant d’envergure nationale dans les secteurs de l’éducation supérieure ou de la santé n’a été officiellement lancé ou annoncé pour la province, selon plusieurs acteurs locaux de la société civile.
Cette situation relance le débat sur l’équité territoriale et la nécessité d’une planification plus équilibrée du développement national. Pour les habitants de Lomami, la construction d’une université publique et d’un hôpital moderne ne relève pas du luxe, mais d’un droit fondamental et d’un levier essentiel pour le développement humain et économique de la province.
Les attentes restent fortes vis-à-vis des autorités tant nationales que provinciales, appelées à intégrer Lomami dans les priorités de développement afin de corriger un retard qui s’est accumulé au fil des décennies.
Fatshi BWANGA
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