RDC | Répression silencieuse : Jeannot LOMPEMPE alerte sur les dérives dans les cachots de la PNC et interpelle le gouvernement

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Dans une déclaration sans détour, Maître Jeannot LOMPEMPE, figure politique influente du Front Commun pour le Congo (FCC) et chef de file du FCC aux consultations politiques initiées par le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI, lance une alerte grave sur les violations massives des droits humains dans les cachots de la Police Nationale Congolaise (PNC) à travers le pays.

«Il est plus qu’urgent que les ministres concernés agissent !», martèle-t-il, pointant directement du doigt le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur Jacquemain SHABANI LUKOO et le Ministre des Droits Humains, Samuel MBEMBA KABUYA.

"Il est plus urgent que les deux Ministres puissent faire un monitoring dans les cachots de la Police Nationale Congolaise", insiste Jeannot Lompempe.

Selon lui, les conditions de détention dans plusieurs commissariats violent gravement les droits fondamentaux des citoyens. Surpopulation, détentions arbitraires, tortures psychologiques, absence de procédures légales : le tableau dressé est sombre et inquiétant.

"Il est impérieux pour le Ministre Samuel Mbemba d'organiser un séminaire avec les OPJ concernant le respect des droits de l'homme", poursuit-il.

Pour Maître Lompempe, il ne suffit plus de dénoncer. Il faut agir concrètement, notamment par des descentes sur le terrain, des monitorings indépendants et la formation des officiers de police judiciaire (OPJ) au respect des normes juridiques et humanitaires.

"Aucun respect des droits de l’homme dans plusieurs cachots de la PNC sur l’ensemble du territoire national", dénonce-t-il.

Lompempe appelle à une mobilisation politique et institutionnelle pour mettre fin à ce qu’il qualifie de «zones de non-droit au cœur même de la République»

"Le Ministre Samuel Mbemba doit descendre sur terrain afin de palper du doigt la réalité des cachots", conclut-il.

Cet appel met en lumière une problématique longtemps ignorée : la réforme profonde de l’appareil sécuritaire, au moment où la RDC se veut être un État de droit.

Rédaction 
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