En République Démocratique du Congo, le nom de Sultani MAKENGA Emmanuel est devenu, au fil des années, le symbole d’une instabilité chronique nourrie par des ambitions personnelles et des intérêts obscurs. Réfugié en 2018 dans la forêt de SARAMBWE, au pied des volcans SABYINYO et MUHABURA, l’ex-général-major vivait dans des conditions rudimentaires, sans eau, ni électricité, ni nourriture suffisante. Mais ce dénuement apparent cachait une autre réalité : celle d’un homme entièrement façonné par la guerre.
MAKENGA n’est pas un nouveau venu dans les cercles de la violence armée. De l’AFDL à l’actuel M23, en passant par le RCD, le CNDP et le M23 de 2012, il a multiplié les engagements au sein de mouvements rebelles successifs, sans jamais véritablement s’en détacher. Chaque nouvelle rébellion, chaque nouvelle "cause" ne semble être qu’un prétexte pour prolonger un cycle de guerre devenu un véritable mode de vie.
Pour de nombreux analystes, Sultani MAKENGA ne se bat pas pour une idéologie, ni pour une cause populaire. Il incarne une génération de seigneurs de guerre pour qui le chaos est un investissement, et le sang versé une stratégie de carrière. Derrière les discours identitaires ou politiques, se dissimule un cynisme brutal : utiliser la guerre comme une entreprise, manipuler les communautés comme levier de recrutement, et piller les ressources comme but ultime.
Cette posture révèle une cruauté froide : celle d’un homme qui prospère sur les ruines, au mépris de milliers de vies brisées dans l’Est du pays. Elle appelle à une prise de conscience collective.
Congolais, réveillez-vous !
Ne vous laissez plus duper par ceux qui maquillent leur cupidité sous le masque de la révolution. La RDC mérite mieux que des conflits recyclés par des hommes dont la seule loyauté est envers leurs intérêts. La paix est possible, mais elle passera par le rejet de ces vendeurs de guerre qui appauvrissent l'âme et le sol congolais.
Fatshi BWANGA
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