Hier encore, elle encensait Kigali et vouait Kinshasa aux gémonies. Aujourd’hui, elle dénonce à grand bruit les pratiques d’une compagnie rwandaise. Denise DUSAUCHOY MUKENDI illustre une dérive inquiétante : celle d’un discours opportuniste, fluctuant au gré des lieux et des intérêts.
D’un extrême à l’autre, sans cohérence
Il y a quelques semaines à peine, Denise DUSAUCHOY MUKENDI se distinguait par des prises de position ouvertement favorables au Rwanda. Lors de son séjour à Kigali, qualifié par ses détracteurs de mission d’alignement politique auprès de l’AFC/M23, elle ne tarissait pas d’éloges à l’endroit du régime rwandais.
Pour elle, tout était exemplaire au Rwanda. À l’inverse, la République démocratique du Congo était présentée comme un État inutile, défaillant, indigne de considération. Elle applaudissait, sans nuance ni réserve.
Retour en Europe, changement de discours
Mais une fois rentrée en Belgique, le ton change brutalement. La même voix qui glorifiait hier Kigali se met aujourd’hui à dénoncer la compagnie aérienne nationale rwandaise, RwandAir. Denise DUSAUCHOY MUKENDI accuse désormais l’entreprise de pratiques assimilées à du vol envers les passagers étrangers et évoque même de graves manquements en matière d’assistance médicale à bord.
Ce revirement pose question. Comment ce qui était présenté comme un modèle irréprochable devient-il, en si peu de temps, un système défaillant ?
Une constante : l’opportunisme
À y regarder de près, une seule cohérence se dégage : l’absence de position stable. Denise DUSAUCHOY MUKENDI adapte son discours à l’environnement dans lequel elle se trouve.
À Kigali, elle flatte.
À Bruxelles, elle dénonce.
Ailleurs, elle se contredit.
Ce n’est plus de l’analyse, encore moins du journalisme. C’est une posture. Une stratégie de visibilité fondée sur la versatilité, au détriment de la vérité et de l’éthique.
Une alerte pour l’opinion congolaise
Les Congolais doivent ouvrir les yeux. Une voix qui change de discours aussi rapidement, sans explication ni mea culpa, ne peut prétendre informer.
Hier elle chantait les louanges.
Aujourd’hui elle crie au scandale.
Demain, elle dira autre chose.
Cette instabilité discrédite la parole et nourrit la confusion. Le peuple congolais n’a pas besoin de girouettes médiatiques, mais de voix responsables, cohérentes et loyales.
Denise Dusauchoy MUKENDI n’est pas victime d’un système qu’elle dénoncerait soudain par courage. Elle est le symptôme d’un opportunisme assumé.
C’est pourquoi, de plus en plus, sa parole ne convainc plus. Le peuple l’a-t-il compris ?
Rédaction
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