«On n’attrape pas la gale le jour où l’on avale le crapaud ; les maux prennent toujours le temps de révéler leur origine.»
La mort de Willy NGOMA, après celle de Magloire PALUKU, résonne aujourd’hui comme l’écho brutal de ce dicton.
Rien n’arrive par hasard dans les trajectoires construites sur la violence : les conséquences finissent toujours par rattraper ceux qui pensaient défier le temps.
Touché lors de frappes près de RUBAYA, le porte-parole militaire de l’AFC/M23 devient un symbole de plus dans une spirale où chaque disparition rappelle le coût humain d’une guerre qui n’a que trop duré. Derrière les discours stratégiques et les calculs politiques, ce sont des vies qui tombent, des familles qui pleurent et une nation qui continue de porter les cicatrices d’un conflit interminable.
Il fut un temps où certains pouvaient encore évoquer le repentir, le retour à la raison et l’abandon des armes par l’AFC/M23. Mais à force d’ignorer les avertissements et de prolonger l’affrontement, les choix d’hier produisent inévitablement leurs conséquences aujourd’hui. Les morts successives au sein du mouvement donnent le sentiment d’une organisation qui se vide progressivement de ses figures, comme si le poids des décisions passées revenait réclamer sa part.
L’interpellation dépasse la seule personne de Corneille NANGAA : elle vise tous ceux qui continuent d’alimenter la guerre au détriment de la République.
Car l’histoire enseigne une vérité simple : les chemins bâtis sur la guerre ne mènent jamais à la stabilité.
Le temps où certains pouvaient encore prétendre ne pas voir les conséquences semble révolu. Désormais, chaque perte humaine rappelle que le destin d’une nation ne peut se construire contre elle-même.
Rédaction
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