À force de marteler l’accusation de «génocide des Banyamulenge», Corneille NANGAA a cru pouvoir imposer son récit sur la scène internationale. Mais la réalité documentaire oppose une résistance implacable : à ce jour, aucun rapport international crédible n’a établi l’existence de massacres systématiques visant les Banyamulenge, imputables à l’État congolais ou à la population civile.
Ce constat, longtemps relayé par des observateurs indépendants, s’invite désormais jusque dans les cercles décisionnels occidentaux. Interrogé par la journaliste spécialiste de la région des Grands Lacs Hariana Veras, le membre du Congrès américain Chris Smith a tranché sans détour : «Il n’existe pas de preuves tangibles». Et d’ajouter, en relativisant la gravité des accusations brandies par Nangaa : «Pas grand-chose, en tout cas pas comparé à ce que commet l’agression».
Un désaveu public qui fragilise sérieusement la stratégie de communication du leader rebelle.
Entre tensions communautaires et instrumentalisation politique
Personne ne nie l’existence de tensions communautaires dans l’Est de la RDC. Mais les qualifier de “génocide” sans enquêtes rigoureuses relève de la manipulation sémantique. Aucune source indépendante n’a documenté une politique étatique de massacres systématiques contre les Banyamulenge. En revanche, les violences commises par des groupes armés sont abondamment documentées, de même que les souffrances des civils pris au piège des offensives, notamment celles attribuées à l’AFC/M23.
Quand les mots tuent la vérité
Employer des termes juridiquement et moralement lourds comme « génocide » sans base probante n’est pas anodin. Cela brouille la vérité, banalise les crimes réellement établis et détourne l’attention des responsabilités avérées. En invoquant la « protection des minorités » pour légitimer sa rébellion, Corneille Nangaa s’expose désormais à l’effet boomerang de ses propres affirmations : les faits, têtus, ne confirment pas son récit.
Assez de propagande, place aux preuves
Le débat sur les violences à l’Est de la RDC mérite mieux que des slogans. Il exige des preuves, des enquêtes indépendantes et une parole responsable. Aux ONG et mécanismes internationaux qui détiennent des éléments sur les crimes commis, quels qu’en soient les auteurs, il est temps de parler publiquement. Le silence protège les bourreaux, jamais les victimes.
Le peuple congolais n’a pas besoin de récits fabriqués. Il réclame la vérité, la justice et la fin de l’instrumentalisation politique des souffrances humaines.
Rédaction
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