RDC | Guerre dans l’Est : la vérité interdite que l’on cache aux Congolais

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Croire que la guerre à l’Est de la RDC s’arrêtera parce que Paul Kagame affirme ne plus soutenir le M23 relève d’une dangereuse illusion.
Ce conflit ne se pilote plus par des communiqués diplomatiques, ni par des démentis officiels. Il est aujourd’hui tenu par une dette de sang, opaque et structurelle.

Cette dette a un nom : Corneille NANGAA

En prenant les armes, l’ancien haut responsable n’a pas seulement trahi l’État congolais. Il a mis le Congo en gage.
Dans une guerre par procuration, rien n’est gratuit : armes, logistique, protection, financement, réseaux. Tout se paie. Et la facture, volontairement écrasante, est conçue pour ne jamais être soldée.

Une guerre qui ne peut plus s’arrêter

La conséquence est implacable : la guerre ne peut pas s’arrêter. La paix signifierait l’exigibilité immédiate de la dette. La paix serait la faillite du système. Alors, on pille.

Les minerais, les forêts, la faune… et l’avenir. Mais le pillage économique ne suffit plus. On paie désormais en territoire.
Des terres congolaises servent de monnaie d’échange pour installer et enraciner, progressivement, des populations déplacées depuis Kigali. Ce n’est plus une simple insurrection ni une crise sécuritaire.
C’est une colonisation armée, lente et méthodique, maquillée en discours humanitaire.

Au-delà du Rwanda, une industrie criminelle

Soyons clairs : même si Kigali disparaissait demain, la guerre continuerait.
Pourquoi ? Parce qu’elle est devenue une industrie criminelle, une économie de survie pour des acteurs insolvables politiquement et moralement.

Depuis plus de 30 ans, depuis 1994, la stratégie est double :

• Lente, par la colonisation progressive des terres ;
• Économique, par le pillage organisé des ressources.

Cette guerre nourrit des noms bien connus : James Kabarebe, Bertrand Bisimwa, Azarias Ruberwa, Moïse Nyarugabo, Corneille Nangaa, Joseph Kabila, José Makila, Claude Ibalanky, pour ne citer que ceux-là.
Ils ne sont pas de simples acteurs secondaires : ils sont les incitateurs d’une guerre qui paie.
Mettre fin à la guerre, c’est leur retirer l’oxygène.

La vérité brutale

La guerre à l’Est ne sert plus aucune cause politique.
Elle sert à rembourser une trahison.
Ce n’est pas une fatalité géopolitique.
C’est une facture impayée, signée par des Congolais contre leur propre pays.

Tant que cette dette ne sera pas brisée par la vérité, la pression économique, et la justice internationale, le Congo continuera de payer en minerais, en terres et en vies humaines.

Le silence n’est plus une option.
Partager cette réflexion, c’est déjà rompre le système.

Rédaction 

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