Dans un contexte national marqué par des tensions sécuritaires persistantes et des débats politiques intenses, la voix des Églises se fait de plus en plus audible en faveur de la paix et du respect des institutions. Plusieurs confessions religieuses réaffirment aujourd’hui leur distance vis-à-vis des logiques de violence et des ambitions politiques adossées aux armes, rappelant que la foi ne saurait être instrumentalisée au service de projets de déstabilisation.
À Kinshasa, lors de son investiture à la tête de l’Église de Réveil au Congo, l’archevêque Evariste Ejiba Yamampia a délivré un message clair : l’Église demeure résolument attachée aux institutions de la République et aux valeurs de paix. Une déclaration qui, au-delà de sa portée spirituelle, revêt une dimension hautement symbolique dans le paysage sociopolitique congolais.
Ce positionnement constitue un signal fort adressé à la nation. Le message est sans équivoque : la foi ne peut servir de caution à des trajectoires qui plongent le peuple dans la souffrance, ni justifier des dynamiques de violence contraires à l’éthique chrétienne et aux principes républicains.
Dans une République démocratique du Congo où les Églises jouent un rôle social majeur, cette prise de distance face aux armes renforce l’idée d’une responsabilité morale des leaders religieux dans la consolidation de la paix. Elle s’inscrit dans une dynamique où les autels se rapprochent des valeurs républicaines, privilégiant le dialogue, la stabilité institutionnelle et la cohésion nationale.
Ainsi, au-delà d’un simple discours, ce tournant symbolique traduit une volonté croissante des institutions religieuses d’accompagner la nation sur le chemin de la paix, loin des chemins de la guerre, et de rappeler que la spiritualité doit rester un levier d’espérance, non un instrument de conflit.
Rédaction
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