Une annonce relayée sur les réseaux sociaux fait état de la neutralisation d’un commandant présenté comme proche de SULTANI MAKENGA lors d’une opération menée par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans les Hauts-Plateaux de MINEMBWE, au Sud-Kivu.
Selon ces informations, l’intervention s’inscrirait dans un contexte de pression militaire accrue contre des groupes armés actifs dans la zone, notamment dans une région stratégique marquée par la présence de plusieurs factions locales et étrangères.
Une zone sous forte tension sécuritaire
Les Hauts-Plateaux de MINEMBWE demeurent l’un des foyers les plus sensibles de l’Est de la RDC, où coexistent différents groupes armés, dont TWIRWANEHO, RED TABARA et les FNL, dans un environnement sécuritaire complexe.
Les FARDC y mènent régulièrement des opérations pour contenir les incursions armées et protéger les populations civiles, souvent prises au piège des affrontements.
Dans ce contexte, toute opération militaire réussie est perçue par l’opinion nationale comme un signal fort de la montée en puissance des forces loyalistes engagées dans la défense de l’intégrité territoriale.
Prudence face aux informations non confirmées
Toutefois, aucune communication officielle détaillée de l’état-major des FARDC n’a, à ce stade, confirmé l’identité exacte de la cible neutralisée ni son lien de parenté supposé avec des figures du M23.
Les sources militaires privilégient généralement la discrétion opérationnelle, notamment dans les zones de combat actives.
Les analystes sécuritaires appellent ainsi à la prudence face aux annonces virales, souvent amplifiées dans un contexte de guerre informationnelle où la désinformation et la propagande peuvent circuler rapidement.
Moral des troupes et perception patriotique
Sur le plan symbolique, ce type d’annonce renforce le sentiment patriotique d’une partie de l’opinion publique, qui salue l’engagement des FARDC dans un théâtre d’opérations particulièrement difficile.
Pour de nombreux observateurs, la détermination des forces congolaises dans les zones de conflit reste un facteur clé dans la stabilisation progressive de l’Est du pays, malgré la complexité du terrain et la multiplicité des acteurs armés.
Fatshi BWANGA
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