Chers pasteurs, bergers, évêques et hommes d’Église, il est temps de parler clairement. L’évêque Albert NKANKIENZA a montré la voie : en évoquant le cas de Corneil NANGAA, il a osé dire la vérité, même quand elle dérange. Il a rappelé que certains se cachent derrière l’image de la foi pour tromper le peuple et justifier des ambitions qui n’ont rien de spirituel.
La vérité est simple : un homme de Dieu ne peut marcher avec ceux qui sèment la mort et la division. Un homme d’Église ne peut bénir les armes qui détruisent les familles. L’Église n’est pas un refuge pour les imposteurs, elle est la maison de la paix.
Pasteurs, chefs spirituels, il est temps de se lever. Se taire, c’est cautionner. Fermer les yeux, c’est donner du pouvoir à ceux qui veulent arracher la nation par la violence. Vous avez le devoir de vérité, le devoir de protéger vos fidèles contre les faux prophètes qui promettent le changement avec des balles au lieu de la justice.
Le peuple attend votre voix. Il n’a pas besoin de discours creux ni de bénédictions hypocrites. Il a besoin de pasteurs courageux qui disent : «Non, nous ne marcherons pas avec ceux qui prennent les armes pour accéder au pouvoir.»
La vraie autorité vient de Dieu, pas des fusils. La vraie victoire vient de la vérité, pas du mensonge.
Aujourd’hui, l’appel est lancé : que chaque pasteur, que chaque confession religieuse se désolidarise des fauteurs de guerre. Que l’Église redevienne la lumière qui éclaire le chemin de la paix.
Car un enfant né dans le mensonge ne peut jamais apporter un véritable changement.
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