La tension est à son comble à l’Université de Kalemie (UNIKAL), où un vaste complot et des coups bas se trameraient contre le comité de gestion en place. Derrière cette machination, un nom revient avec insistance : celui du professeur Koya Mawazo.
Le recteur, le professeur Victor KALUNGA TCHIKALA, dénonce le «venin» injecté par ses détracteurs, accusés d’avoir fait basculer les étudiants dans la révolte.
Ces derniers menacent de bloquer net les cours dès le lundi 16 février, invoquant une prétendue gestion défaillante du recteur ainsi que l’accumulation d’arriérés salariaux.
Le mouvement annoncé viserait le limogeage immédiat du haut responsable de cet établissement universitaire.
Interrogé sur ses « longues » absences au siège de l’université, qui lui sont reprochées, Victor KALUNGA TCHIKALA les attribue à des complications médicales consécutives à un empoisonnement survenu à Kalemie. Il affirme être la cible d’une coalition à caractère tribal menée par certains membres de son institution.
Une source académique décrit le professeur KOYA comme un habitué des intrigues à haut risque, déterminé à faire tomber le recteur de son perchoir. Selon cette même source, une plainte accablante visant l’intéressé serait déjà déposée sur le bureau du procureur.
Ancien parlementaire et ex-ministre, KOYA MAWAZO traînerait depuis longtemps une réputation d’inconstance politique. Ses détracteurs lui reprochent de manquer de légitimité pour donner des leçons de gestion, soulignant ses changements fréquents de position au gré des circonstances jugées profitables.
Cependant, dans l’opinion publique, nombreux sont ceux qui restent sceptiques face aux griefs formulés contre l’équipe dirigeante de l’UNIKAL. À l’inverse, le comité de gestion est présenté par ses soutiens comme une équipe d’artisans du développement, ayant réussi à ériger des infrastructures sur fonds propres, dans une institution qui ne compte qu’environ 1 500 étudiants.
Ildephonse WILONDJA
%20(1)%20(2).png)