Après la sanction infligée au Daring Club Motema Pembe (DCMP), l’ancien secrétaire général de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), Belge Situatala, aujourd’hui secrétaire général du FC Les Aigles du Congo, sort de sa réserve. Accusé de n’avoir jamais transmis les sanctions de la FIFA au club vert et blanc, il se défend et apporte sa version des faits.
Les sanctions étaient déjà définitives
Selon Belge Situatala, il a commencé à assurer l’intérim au secrétariat général de la FECOFA le 15 avril 2019, en remplacement du titulaire malade et décédé par la suite.
Il affirme que les premières notifications de la FIFA concernaient notamment le joueur malien Sangaré, en litige avec le DCMP. D’après lui, lorsque les sanctions ont été notifiées à l’association nationale, elles étaient déjà devenues définitives et exécutoires, faute de recours introduit par les dirigeants du club à l’époque.
« Que personne ne trompe l’opinion. Quand la FIFA notifie une sanction à l’association nationale, celle-ci devient applicable si aucun recours n’est exercé dans les délais », explique-t-il.
Une notification transmise aux dirigeants
Belge Situatala soutient avoir informé les responsables du DCMP dès réception des décisions. Il affirme avoir personnellement montré les documents au dirigeant de l’époque et recommandé la conclusion d’accords financiers pour régler les litiges.
À cette période, rappelle-t-il, le club était déjà sous interdiction d’enregistrer de nouveaux joueurs pour trois périodes de transferts. Une mesure antérieure à son arrivée, insiste-t-il.
Exploitation des exceptions réglementaires
Malgré l’interdiction, le DCMP avait continué à jouer en utilisant les exceptions prévues par le règlement :
retour de joueurs prêtés, prolongation de contrats existants,
joueurs déjà enregistrés avant la sanction.
« Nous n’avons pas triché. Nous avons exploité les exceptions prévues par la loi », précise-t-il.
Des paiements contestés
Selon lui, plusieurs dossiers auraient été réglés, notamment ceux de joueurs comme Sangaré, Asante, Pembello, Polnjok et du Brésilien Renan Augusto Pereira.
Le cas des entraîneurs italiens et celui d’Otis Ngoma figuraient parmi les plus lourds. La créance initiale des techniciens italiens était estimée à 50 000 dollars. Un accord à hauteur de 10 000 dollars aurait été trouvé, mais le paiement n’aurait pas suivi la procédure exigée par la FIFA, notamment le versement sur les comptes officiellement communiqués dans le dossier.
Conséquence : les créanciers auraient contesté la validité du paiement, entraînant une aggravation de la dette, qui aurait atteint près de 750 000 dollars selon lui.
Le SG exécute, le président annote
Belge Situatala rappelle enfin que tout courrier de la FIFA ou de la CAF porte la mention URGENT et suit un circuit administratif clair :
le président annote, et le secrétaire général exécute.
À travers cette mise au point, l’ancien SG de la FECOFA cherche visiblement à dégager sa responsabilité dans la gestion des sanctions qui frappent aujourd’hui le DCMP, tout en renvoyant la balle aux dirigeants du club en poste.
Janvier Nduwa
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