La situation du Daring Club Motema Pembe (DCMP) continue de faire grand bruit dans le paysage footballistique congolais. Au cœur de la controverse : une sanction prononcée par la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), fondée non pas sur le fond d’un litige sportif, mais sur une accusation de «mauvaise foi » attribuée aux dirigeants actuels du club.
Une sanction basée sur la notion de « mauvaise foi »
Selon les éléments consultés, la FIFA reprocherait au DCMP de ne pas avoir donné suite à des invitations de négociation dans des dossiers en cours. Une attitude interprétée comme un manque de volonté de règlement à l’amiable, élément pourtant déterminant dans l’obtention de dérogations ou d’une levée provisoire de sanctions.
Cependant, plusieurs faits viennent complexifier la lecture du dossier.
Le rôle central de la FECOFA dans les correspondances
Conformément aux procédures, la FIFA ne communique avec les clubs congolais qu’à travers la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), notamment via le Comité de normalisation (CONOR).
Or, il ressort que certaines correspondances adressées au DCMP n’auraient pas été transmises au comité dirigeant du club. Ces échanges auraient été traités sous le mandat de Belge Situatala, aujourd’hui membre administratif du CONOR.
Cette non-transmission présumée constitue un point central de la polémique : comment répondre à des invitations de négociation si celles-ci ne sont pas officiellement portées à la connaissance du club concerné ?
Des défenses déposées mais non relayées ?
Autre élément soulevé : le DCMP aurait déposé ses moyens de défense auprès de la FECOFA dès le mois de janvier, dans le but de démontrer sa bonne foi. Pourtant, le 5 février, la FIFA aurait de nouveau interpellé le club, laissant entendre que les documents attendus n’avaient pas été transmis dans les délais.
Ce n’est qu’après cette nouvelle interpellation que les documents auraient finalement été envoyés à l’instance internationale. Une transmission tardive qui aurait contribué à aggraver la situation et à justifier la sanction.
Un précédent dans le football congolais
Cette affaire rappelle un épisode ayant concerné l’AS Vita Club, où une notification de sanction transmise par la CAF via la FECOFA n’avait pas été communiquée au club. L’utilisation du joueur concerné avait entraîné une sanction, avant que la fédération ne présente ses excuses.
Un précédent qui alimente aujourd’hui les interrogations autour du traitement administratif des dossiers sensibles.
Des soupçons de conflits d’intérêts
Au-delà de l’aspect procédural, certains observateurs évoquent également d’éventuels conflits d’intérêts. Des acteurs ayant participé à la gestion du dossier ou formulé des accusations de mauvaise foi seraient aujourd’hui liés à d’autres structures sportives, notamment aux Aigles.
Sans preuve formelle, ces éléments nourrissent cependant le débat et accentuent le climat de méfiance.
Une affaire aux répercussions majeures
Pour le DCMP, club historique du championnat congolais, cette sanction dépasse le simple cadre administratif. Elle touche à l’image, à la crédibilité institutionnelle et à l’équilibre du football national.
Alors que les supporters réclament transparence et clarification, une question demeure : la sanction reflète-t-elle réellement une mauvaise foi du club, ou révèle-t-elle des dysfonctionnements dans la chaîne de transmission administrative ?
Dans l’attente d’explications officielles plus détaillées, le dossier DCMP met en lumière la nécessité d’un encadrement plus rigoureux et transparent des communications entre clubs, fédération et instances internationales.
#Viva Vea
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